Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Dimanche 16 juin, dans le parc Gezi d'Istanbul, les autorités turques s'emploient à nettoyer la zone et replanter quelques fleurs pour faire oublier l'intervention de force de la police chargée d'évacuer des milliers de manifestants. Malgré ce calme apparent, la situation reste particulièrement tendue.
Pour la première fois depuis le début de la contestation populaire, des unités de gendarmerie, une force militaire dépendant en temps de paix du ministère de l'Intérieur, ont été déployées dans la ville à l'entrée d'un des deux ponts enjambant le Bosphore pour protéger la rive européenne de tout rassemblement de manifestants venant de la partie asiatique d'Istanbul.
"Bras de fer"
"Un bras de fer s'est engagé entre les deux camps", estime l'envoyé spécial de FRANCE 24 Mehdi Chebil. Dans le quartier de Sisli, à quelques centaines de mètres de la place Taksim et du parc Gezi, la police a dispersé les jeunes manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de jets d'eau.
Le gouverneur de la ville Huseyin Avnni Mutlu a décidé d'interdire tout attroupement autour de la place Taksim, estimant que cela "ne contribuera pas à la paix et à la sécurité". "Dès que la situation sera redevenue stable, ils pourront continuer à exercer leurs droits démocratiques. Dans les circonstances actuelles, nous n'autoriserons aucun rassemblement", a-t-il ajouté.
Afin de mettre un terme à la contestion, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a réuni dans l'après-midi des dizaines de milliers de sympathisants de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) à Istanbul, à quelques kilomètres de la place Taksim.