<figcaption class="legende" data-caption="Julian Bond face à un portrait de lui-même à Washington, en 2008."></figcaption> </figure>
Julian Bond, l’une des grandes figures de la lutte des Noirs américains pour l’obtention de l’égalité des droits civiques, est mort, samedi 15 août, à l’âge de 75 ans. Il est décédé après une brève maladie à Fort Walton Beach, en Floride, a précisé, dimanche, l’organisation de lutte contre le racisme Southern Poverty Law Center.
L’organisation, dont Julian Bond a été l’un des fondateurs et qu’il a présidée entre 1971 et 1979, a fait part de sa tristesse dans un communiqué :
« Le pays a perdu l’une de ses voix les plus passionnées et les plus éloquentes pour la cause de la justice. Il a défendu non seulement les Afro-Américains, mais tous les groupes, et toute personne soumise à l’oppression et à la discrimination. »
De nombreuses casquettes
Au-delà de ce centre, Julian Bond a aussi été l’un des cofondateurs du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC), l’un des plus importants mouvements de lutte pour que les Noirs américains puissent obtenir les mêmes droits civiques que les Blancs. Fondé en 1960, le SNCC a notamment permis d’organiser des manifestations dans les Etats du sud des Etats-Unis, où la ségrégation était encore totale.
Cet organisme a notamment encouragé, entraîné et soutenu des étudiants noirs à s’opposer ouvertement à la ségrégation en occupant des espaces publics réservés aux Blancs. Les conséquences de ces actions étaient souvent brutales : insultes, violences physiques, et parfois lynchages.
Membre de la Chambre des représentants, professeur d’université, Julian Bond a longtemps présidé la plus importante association de défense des droits des Afro-Américains, la NCAAP, qui réunit 500 000 membres.