Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Kerry arrache une reprise des pourparlers israélo-palestiniens

RSS

<header>

Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-07-19T22:57" itemprop="datePublished" pubdate=""> 19/07/2013 à 22:57</time> - Modifié le <time datetime="2013-07-19T23:00" itemprop="dateModified"> 19/07/2013 à 23:00</time>

Le secrétaire d'Etat américain a conclu vendredi quatre jours

d'intense activité diplomatique au Proche-Orient.

lien

 

<figure class="media_article panoramique" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> John Kerry en juin 2013. <figcaption>John Kerry en juin 2013. © SIPA </figcaption> </figure>
 
</header>

John Kerry a arraché vendredi après des discussions intensives un accord de principe sur la

reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, au terme de son sixième voyage dans la

région. "J'ai le plaisir d'annoncer que nous sommes parvenus à un accord qui établit la base

d'une reprise des négociations sur le statut final entre Palestiniens et Israéliens", a annoncé

le secrétaire d'Etat américain à Amman avant de repartir pour Washington.

 

"L'accord est en cours de finalisation, nous n'allons donc absolument par parler de ses

éléments pour l'instant", a-t-il dit, précisant qu'il se réunirait avec le négociateur palestinien

Saëb Erakat et la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, en charge des négociations

de paix, à Washington "pour entamer les pourparlers au cours de la semaine prochaine".

Il a rendu hommage au "leadership courageux" du président palestinien Mahmoud Abbas

et du Premier ministre israélien Netanyahu. "Tous les deux ont choisi de faire des choix

difficiles et joué un rôle clé", a assuré M. Kerry.

Il a conclu quatre jours d'intense activité diplomatique par une visite de dernière minute

à Ramallah, en Cisjordanie, après des discussions avec Saëb Erakat dans la capitale

jordanienne vendredi matin, pour rencontrer le président Abbas, avec lequel il s'était

déjà longuement entretenu mardi et mercredi à Amman. Le secrétaire d'État avait

auparavant passé quatre heures au téléphone en consultations avec les dirigeants

israéliens et palestiniens, selon des sources diplomatiques américaines. La présidence

palestinienne a salué l'accord mais souligné qu'il restait des "détails à régler".

Lors des dernières rencontres entre John Kerry et Mahmoud Abbas, "des progrès ont

été réalisés qui ont rendu possible un accord sur des principes permettant la reprise

des négociations", a déclaré le porte-parole du président palestinien. Du côté israélien,

Tzipi Livni s'est félicitée que "quatre ans de marasme diplomatique touchent à leur fin".

Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a en revanche rejeté "la reprise des négociations",

un porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri, réaffirmant que "M. Abbas n'a

aucune légitimité pour négocier au nom du peuple palestinien sur des questions

fondamentales".

Lignes de 1967

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président américain Barack Obama a appelé

M. Netanyahu pour l'exhorter à travailler à une reprise des négociations "le plus tôt

possible", selon la Maison Blanche, après le rejet par la partie palestinienne des

paramètres proposés par M. Kerry.

Le négociateur palestinien Saëb Erakat était venu à Amman informer John Kerry "

de la position qui s'est dégagée hier (jeudi) soir de réunions de la direction palestinienne"

, avait déclaré un responsable palestinien sous le couvert de l'anonymat, citant "une

référence claire aux frontières de 1967, l'arrêt de la colonisation et des éclaircissements

sur la question de la libération des prisonniers". Le vice-ministre israélien des Affaires

étrangères Zeev Elkin a rejeté vendredi ces revendications, affirmant que "préjuger

des concessions auxquelles Israël est prêt avant même l'ouverture de négociations

avec les Palestiniens ne sera jamais couronné de succès".

"Même ceux qui soutiennent une solution à deux États devraient admettre que la

reconnaissance des frontières de 1967 a quelque chose de suicidaire", a-t-il dit,

en référence aux lignes antérieures au début de l'occupation israélienne. Arrivé

mardi à Amman, John Kerry s'est d'abord montré optimiste, repoussant même

son départ initialement prévu jeudi.

Il a enregistré mercredi le soutien d'une délégation du comité de suivi arabe sur le

processus de paix, jugeant que ses propositions créaient "un climat convenable

pour relancer des négociations sérieuses, avec en particulier des éléments

nouveaux sur le plan économique, politique et de la sécurité". Mais les instances

dirigeantes palestiniennes ont rejeté jeudi sa proposition de reprise des pourparlers

prévoyant une "retenue" dans la colonisation israélienne, uniquement hors des grands

blocs d'implantations et de Jérusalem-Est, au lieu du gel total qu'elles exigent.

"Kerry n'a pas fourni de garanties d'un arrêt de la colonisation ni de référence

claire pour les négociations, selon les frontières de 1967", avait expliqué jeudi

le député indépendant Moustapha Barghouthi.

L'Union européenne salue l'accord

Le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a "chaleureusement salué"

vendredi soir l'accord de principe sur une reprise des négociations, louant le "courage"

des deux parties et le travail du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article