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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-06-14T13:24" itemprop="datePublished" pubdate=""> 14/06/2013 à 13:24</time>
Pour son premier vol d'essai, le nouvel A350 d'Airbus qui a décollé vendredi de l'aéroport de Toulouse-Blagnac "se comporte extrêmement bien", a dit le pilote, Peter Chandler, interrogé sur le circuit de télévision mis en place par Airbus. Ce premier vol se "passe très bien" près de deux heures après le décollage, a abondé au sol Frank Chapman, membre de l'équipe des essais en vol qui mise sur une certification de l'A350 par les autorités américaines et européennes dans "12 mois et demi".
Peu avant midi, l'appareil se trouvait au-dessus des Pyrénées. "Nous espérons atteindre très rapidement 25 000 pieds (environ 7 500 mètres), nous respectons le programme", a dit le pilote. Ce premier vol, prévu pour durer quatre heures, ne vise pas à explorer toutes les performances de l'avion ni même à atteindre l'altitude de croisière de 10 000 mètres, a précisé Frank Chapman. Le prochain vol, de six à sept heures, devrait couvrir plus de configurations, a-t-il dit sans en préciser la date, vraisemblablement dans les prochains jours.
"Nous pensons que la certification par les autorités pourra intervenir dans 12 mois et demi", a-t-il dit en confirmant que, "sauf problème ou contretemps", la première livraison de l'A350 aurait lieu avant fin 2014. Selon lui, Airbus, échaudé par les difficultés d'industrialisation de l'A380, a particulièrement travaillé pour que "l'avion fourni aux essais par les usines ait déjà une grande maturité".
Plus de 10 000 heures de tests au banc d'essai ont déjà été réalisées avant le premier vol. Cinq appareils d'essais vont désormais multiplier les vols dans toutes les conditions atmosphériques et dans les régions les plus froides ou les plus chaudes du globe pour évaluer toutes les capacités de l'avion à basse ou haute vitesse, à 10 000 mètres d'altitude comme près du sol. Le programme devrait tester en fin d'essais l'évacuation des passagers, avant d'obtenir le feu vert des autorités.
Il devra aussi vérifier les consommations annoncées, inférieures de 25 % à la génération actuelle des long-courriers, Boeing 777 ou Airbus A330, et inférieures de 6 à 8 % selon Airbus à celles du grand rival, le Dreamliner 787, construit majoritairement comme l'A350 avec des matériaux composites plus légers que le métal.

Contrairement à l’A330 ou à l’A380, le fuselage complet est assemblé en premier, afin que l’aménagement de la cabine commence en parallèle. Résultat: un temps d’assemblage réduit de 30%.