L'agresseur présumé de La Défense: "les Français convertis sont les plus radicaux"
L'homme suspecté d'avoir agressé un militaire ce samedi à la Défense a été arrêté mercredi dans les Yvelines. Placé en garde à vue pour 96 heures, il est interrogé par la brigade criminelle. Dominique Rizet, spécialiste police-justice de BFMTV, apporte son éclairage sur le déroulement de l'enquête.
Thomas Derfler
Le 29/05/2013 à 21:05
Mis à jour le 29/05/2013 à 22:05
Converti à l'Islam depuis plusieurs années
Plusieurs informations ont d'ores et déjà filtré
sur la personnalité du jeune homme. Alexandre a vingt-deux ans. Converti à l'Islam, il avait fait l'objet d'un contrôle de police pour avoir prié dans la rue. "Cela montre bien que sa conversion ne date pas d'hier. Il fait partie de ces Français d'origine française qui sont encore plus radicaux que les musulmans installés en France", explique Dominique Rizet, spécialiste police-justice pour BFMTV.
Photos, vidéos et ADN comme preuves
Comment a-t-il été localisé? Au fil de l'enquête, les policiers ont trouvé des vidéos et des photos d'Alexandre en train de prier dans un recoin reculé du centre commercial de la Défense. Il a été filmé devant une boutique où il est allé acheter du jus d'orange. Le sac abandonné sur place contenait la bouteille, sur laquelle son ADN a été retrouvé.
Les enquêteurs ont pu identifier l'homme "car Alexandre est fiché au FNAEG" (ndlr: le fichier national automatisé des empreintes génétiques). C'est cette base de données qui a permis de retrouver le porteur de l'ADN présent sur la bouteille, indique encore Dominique Rizet.
Une enquête rapide et efficace
Le procureur a retenu la qualification de "terrorisme" pour cette agression. De ce fait, pour Alexandre, "la garde à vue peut durer jusqu'à quatre-vingt-seize heures. Celle-ci pourrait encore être prolongée de quarante-huit heures supplémentaires. Ce sont les garde à vues les plus longues", explique encore notre spécialiste.
Interrogé dans les locaux de la brigade criminelle, Alexandre a implicitement reconnu les faits aux enquêteurs. Ce qui pourrait lui valoir une mise en examen pour tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste.