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L'Etat devient le principal actionnaire d'Alstom

L'Etat devient le principal actionnaire d'Alstom

Le Monde.fr | <time datetime="2014-06-20T17:49:22+02:00" itemprop="datePublished">20.06.2014 à 17h49</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-06-20T18:58:25+02:00" itemprop="dateModified">20.06.2014 à 18h58</time>

 

<figure>Arnaud Montebourg lors d'une visite à l'usine Alstom de Belfort.</figure>

 

L'avenir d'Alstom enfin tranché ? Le ministre de l'économie, Arnaud Montebourg, a annoncé l'entrée de l'Etat dans le capital du groupe français à hauteur de 20 %, en devenant ainsi l'actionnaire majoritaire. Il rachètera les deux tiers de la participation de Bouygues. Le gouvernement accorde par ailleurs sa préférence à l'américainGeneral Electric, et fera valoir son droit de veto si besoin.

Très impliqué dans le dossier sur le rachat d'Alstom énergie, l'Etat s'est attaché ces derniers jours à faire monter les enchères, avec succès. Après General Electric jeudi, le tandem germano-nippon Siemens-Mitsubishi Heavy Industries a rehaussé son offre vendredi, mettant 8,2 milliards d'euros sur la table en numéraire, contre 7 milliards d'euros dans une première mouture présentée lundi.

Lire (édition abonnés): Alstom, l'Etat met les prétendants sous pression

UN DROIT DE VETO DE L'ÉTAT FRANÇAIS

C'est pourtant General Electric qui a obtenu la faveur du gouvernement en proposant de créer trois coentreprises à parité (turbines à vapeur, réseaux et énergies renouvelables) avec Alstom, lui cédant son activité de signalisation ferroviaire, et en établissant le siège de quatre activités en France. Dans l'alliance dans les turbines à vapeur, l'Etat français aurait donc un droit de veto assorti de droits de gouvernance.

 

Premier système pour sa simplicité et sa compacité. Premier en termes de performances.

S'il n'est pas le décideur final, le gouvernement français a estimé vendredi que son interventionnisme avait payé. « Alstom, aujourd'hui, serait sans condition dans les mains de General Electric depuis des mois si nous n'étions pas intervenus »,s'était félicité le premier ministre, Manuel Valls, sur les ondes de France Inter vendredi matin.

Au moment même où Arnaud Montebourg annonçait le choix du gouvernement, le premier ministre déclarait en écho : « Oui, nous voulons que la France renaisse, et que son industrie renaisse et c'est le symbole de ma présence », en visite auprès de plusieurs employés dans une forge d'Areva au Creusot.

L'ÉNERGIE NUCLÉAIRE, « FILIÈRE D'AVENIR »

Il a rappelé l'importance de l'énergie nucléaire, la qualifiant de « filière d'avenir »pour la France, qui « permettra d'avancer en matière de transition énergétique ». 

Le premier ministre a tenu ces propos deux jours après la présentation du projet de loi sur l'énergie, qui prévoit la réduction de la part de l'électricité nucléaire en France. Porté par la ministre de l'environnement, Ségolène Royal, il a plutôt épargné la filière nucléaire en repoussant à plus tard les grands choix sur l'avenirde l'atome en France.

Un dispositif initialement prévu permettant à l'Etat de fermer des réacteurs nucléaires pour des motifs stratégiques n'a d'ailleurs pas été retenu.

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