Les enfants-soldats peuplent toujours les rangs de l’Etat islamique, et sont de plus en plus utilisés pour les attentats-suicides. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 52 mineurs recrutés comme combattants par l’Etat islamique (EI) en Syrie ont été tués dans des violences depuis le début de l’année.
L’ONG a documenté la mort de ces enfants-soldats, tous âgés de moins de 16 ans et recrutés dans le cadre d’un programme appelé par l’EI « Les lionceaux du califat ». Le programme assure un entraînement militaire et religieux intensif pour les enfants dans les zones contrôlées par le groupe djihadiste en Syrie et dans le nord de l’Irak, selon l’Observatoire, qui dispose d’un large réseau de sources à travers la Syrie.
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1 100 enfants recrutés depuis janvier
Depuis janvier, l’EI a recruté plus de 1 100 enfants, d’après l’OSDH. Si l’EI utilise habituellement des enfants pour tenir un barrage ou rassembler des renseignements dans les zones hors de son contrôle, l’ organisation djihadiste les fait de plus en plus exécuter des prisonniers ou mener des attentats-suicides.
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D’après l’OSDH, les attaques kamikazes faites par des enfants sont devenues plus fréquentes avec la perte de passages frontaliers, rendant ainsi plus difficile pour l’EI de faire transiter des combattants adultes. Depuis le début de l’année, au moins 18 enfants ont été utilisés comme kamikazes, notamment dans les combats récents opposant l’EI et forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.
Les YPG également coupables
Mais l’EI n’est pas le seul à se servir d’enfants-soldats. Mercredi, l’ONG Human Rights Watch a vivement critiqué les Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale milice kurde en Syrie, pour ne pas avoir tenu leur promesse de cesser d’enrôler des garçons et des filles de moins de 18 ans dans leurs rangs, et ce malgré la démobilisation de 150 enfants en 2014.
Même si les YPG combattent des groupes comme l’EI, « qui bafouent les lois de la guerre (…), ce n’est pas une raison pour tolérer des abus de la part de ses propres forces » , explique Human Rights Watch.
