
Photo de "Occupy Oakland" de Sandy Lopez.
La descente policière sur le campement des "Indignés" de Wall Street, dans la nuit de lundi à mardi, fait suite à une série d’évacuations de places occupées à travers tout les États-Unis. Ces opérations de police contraignent les manifestants à choisir : continuer de camper dans les centres-villes au risque de se faire déloger ou adopter une nouvelle manière de protester.
La police de New York a investi le Zuccotti Park à 1h du matin mardi pour en déloger ses occupants. Ces derniers ont été pris par surprise, n’ayant pas reçu de notification officielle de quitter les lieux. Prenant soin de tenir les journalistes à distance, les forces de l’ordre ont arrêté des dizaines de personnes qui refusaient de partir.
Mardi en fin d’après-midi, les autorités ont de nouveau autorisé les manifestants à retourner dans le square, où désormais ils ne peuvent plus camper. "Cela fait deux mois qu’ils occupent le parc avec des tentes et des sacs de couchage, a déclaré Michael Bloomberg, le maire de New York. Maintenant, ils vont devoir occuper l’espace avec la force de leurs arguments".
D’après nos Observateurs qui participent aux mouvements "Occupy" à Denver, à Oakland et à New York, les "Indignés" ne sont pas prêts de jeter l’éponge.