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LEMONDE.FR avec AFP | 22.10.11 | 12h41

Vue de dégâts dans une rue de Homs, le 10 octobre 2011.REUTERS/HO
Les dirigeants iraniens critiquent depuis longtemps à mots couverts l'incapacité de leur allié syrien à régler pacifiquement la crise l'opposant à une partie de sa population, mais c'est la première fois que M. Ahmadinejad condamne aussi nettement la violence qui a fait plus de 3 000 morts en sept mois dans ce pays, selon l'ONU. "Nous avons une solution claire pour la Syrie, c'est que toutes les parties s'asseoient ensemble autour d'une table et trouvent un accord", réaffirme le président iranien qui a appelé à de nombreuses reprises à un tel dialogue au cours des derniers mois.
"Toutes ces morts ne peuvent apporter aucune solution, et à long terme elles ne feront que conduire à une impasse", a ajouté M. Ahmadinejad.
La Syrie est le principal allié arabe de l'Iran depuis la révolution islamique de 1979, et Téhéran ne cache pas depuis plusieurs mois son inquiétude devant le risque de voir le régime du président Bachar Al-Assad emporté par la contestation populaire selon le scénario qui s'est déjà produit en Tunisie, en Egypte et en Libye. Tout en accusant les Occidentaux d'attiser et d'exploiter les troubles en Syrie, Téhéran a appelé à plusieurs reprises le président Assad à faire les réformes nécessaires pour éviter d'être renversé. "Le peuple et le gouvernement en Syrie doivent se mettre ensemble à une table pour parvenir à une entente loin de toute violence", avait encore affirmé M. Ahmadinejad fin août dans un entretien à la chaîne libanaise Al-Manar.
Editorial du "Monde"