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L’Occident expulse les diplomates syriens

L’Occident expulse les diplomates syriens
<time datetime="2012-05-29T19:13:58.935699+02:00" itemprop="datePublished">29 mai 2012 à 19:13</time><time datetime="2012-05-29T19:13:58.935699+02:00" itemprop="datePublished"></time>

Européens, Américains et Australiens ont décidé de rompre avec le régime de Bachar-al-Assad après le massacre de Houla qui a fait 108 morts.

 

Les Occidentaux ont durci leur position à l'égard du régime du président Bachar al-Assad, Européens et Américains annonçant l’expulsion des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla qui a fait 108 morts.

Washington et les trois grandes capitales européennes (Paris, Londres et Berlin), à la manoeuvre depuis plusieurs mois pour tenter d’infléchir la politique de répression de Bachar al-Assad, ont décidé de rompre avec le régime.

Après une décision similaire de l’Australie et du Canada, les Etats-Unis, qui tiennent Damas pour «responsable» du massacre de Houla, ont donné 72  heures au plus haut représentant syrien à Washington, à Zuheir Jabbour, pour quitter le pays.

En Europe, le nouveau président français, François Hollande, a annoncé l’expulsion de l’ambassadrice à Paris, Lamia Chakkour, et l’organisation d’une réunion dans la capitale française début juillet de la troisième conférence des «Amis du peuple syrien».

«J’ai eu une conversation hier (lundi) avec David Cameron, le Premier ministre britannique. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a eu une discussion avec le secrétaire général des Nations Unies (Ban Ki-moon) et nous avons convenu d’un certain nombre de pressions à exercer sur la Syrie», a expliqué M. Hollande.

«Nous faisons pression sur la Syrie compte tenu de ce que fait son dirigeant, c’est-à-dire écraser son peuple. Et nous en avons eu, hélas, une des démonstrations les plus terribles avec des enfants qui ont perdu la vie dans des conditions atroces (à Houla, ndlr). Donc il devait y avoir une réaction», a-t-il justifié.

«Je souhaite qu’il y ait des sanctions beaucoup plus fortes qui soient prononcées à l'égard du régime syrien», a insisté le président.

Peu après, Berlin annonçait la convocation de l’ambassadeur de Syrie en Allemagne où son expulsion, d’ici 72 heures, devait lui être signifiée.

Le chargé d’affaires syrien à Londres, déjà convoqué lundi par le Foreign Office, a lui aussi appris mardi l’annonce de son expulsion. La Syrie ne disposait plus d’ambassadeur en Grande Bretagne depuis plusieurs mois, le chargé d’affaires étant est son plus haut représentant au Royaume-Uni.

Rome, Madrid et Sofia ont signifié la même mesure au représentant diplomatique syrien, tandis que l’ambassadeur syrien en Belgique a été convoqué.

Il n’y a pas d’expulsion concertée au niveau de l’Union européenne à ce stade, a toutefois indiqué un diplomate européen à Bruxelles. Mais selon un autre diplomate européen à Paris, la décision a fait l’objet d’une concertation au moins entre Paris, Berlin et Londres.

La question est à l’ordre du jour d’une réunion mardi après-midi des ambassadeurs des 27.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a salué l’annonce de ces expulsions et a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une résolution autorisant le recours à la force contre Damas.

La majorité des pays occidentaux avaient déjà fermé leur représentation dans la capitale syrienne au moment de la vague de répression et des bombardements de Homs, dans le centre de la Syrie.

Le massacre de Houla (centre) a provoqué l’indignation de la communauté internationale. Le chef des observateurs de l’ONU, le général norvégien Robert Mood, a indiqué qu’au moins 108 personnes y avaient été tuées, atteintes par des éclats d’obus ou tuées à bout portant, dont 49  enfants. La majorité ont été exécutées, selon les premiers résultats d’une enquête de l’ONU.

Soutien de poids de la Syrie sur la scène internationale, la Russie a demandé une enquête «objective» et «impartiale» sur ce massacre.

Les violences continuent à faire des dizaines de victimes tous les jours en dépit de l’entrée en vigueur théorique mais non respectée le 12 avril d’un cessez-le-feu en vertu du plan de paix de l'émissaire de l’ONU et la Ligue arabe Kofi Annan.

(AFP)

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