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LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.11.11 | 20h59 • Mis à jour le 14.11.11 | 20h59

Les locataires de HLM désireux d'acheter leur logement pourraient bénéficier d'une décote allant jusqu'à 35 %.AFP/STÉPHANE DE SAKUTIN
Alors que la Fondation Abbé Pierre a appelé en septembre les candidats à la présidentielle à une "mobilisation générale pour le logement" et à "s'engager" sur une plate-forme de propositions – notamment la construction de "500 000 logements par an pendant cinq ans, dont 150 000 vraiment sociaux" –, l'UMP a annoncé sa volonté d'opter "non pas pour une politique de soutien à la demande comme le PS" mais "pour une politique de l'offre" en pariant sur un "choc d'offre" qu'elle entend provoquer par une série de mesures.
FACILITÉ L'ACCESSION À LA PROPRIÉTÉ
D'une part, le parti présidentiel veut permettre une libération rapide de l'espace foncier par un durcissement de la fiscalité sur les terrains non bâtis mais aussi un assouplissement des contraintes administratives pour favoriser les projets d'urbanisme.
Renouant avec les orientations de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, l'UMP table d'autre part sur une accession plus facile à la propriété. Le parti propose notamment la création d'un "droit à l'achat" pour les locataires de logements sociaux – alors que les bailleurs restent nettement en deçà de l'objectif de vente de 1 % par an –, qui serait assorti de conditions très favorables (jusqu'à 35 % de décote pour le prix et majoration du prêt à taux zéro) et de contraintes (10 à 15 ans de location, solvabilité, impossibilité de revendre le bien dans les cinq ans pour éviter tout effet d'aubaine). Le bénéfice de la vente de ces logements serait affecté à la création de nouveaux logements sociaux.Un des projets les plus controversés est la création d'un bail "gagnant-gagnant" dans lequel un propriétaire accepterait des loyers faibles et une absence de garanties "en échange de délais de préavis plus réduits et de procédures d'expulsions accélérées".
ASSOUPLIR LA LOI SRU
L'UMP veut enfin "adapter" les règles de la SRU, qui impose aux communes au moins 20 % de logements sociaux, en tenant compte non seulement du statut des logements mais aussi du revenu des habitants, estimant que "ce n'est pas le logement qui est social mais la personne qui y habite". L'accession sociale à la propriété serait ainsi intégrée dans le calcul.
Mais le parti, au départ résolument hostile à la loi SRU, entend par contre "taxer plus encore" les communes qui ne font "aucun effort". Les communes dépassant les 40 % de logement social seraient, elles, "obligées" de développer le locatif privé ou l'accession à la propriété.
Sans reprendre la proposition de Laurent Wauquiez et son courant la Droite sociale de "réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent", l'UMP veut que 10 % des logements sociaux nouvellement construits soient réservés aux classes moyennes, un objectif à atteindre d'ici à 2017.
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