«Celui qui a enlevé les trois jeunes Israéliens cherche à nous détruire et on va lui demander des comptes», a déclaré par ailleurs le président palestinien à l'ouverture à Jeddah, en Arabie saoudite, d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Il avait déjà condamné lundi l'enlèvement.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait accusé le Hamas --qui contrôle sur le plan sécuritaire la bande de Gaza-- d'avoir enlevé les trois étudiants israéliens et répété qu'il tenait Mahmoud Abbas pour «responsable de toute attaque émanant d'un territoire sous contrôle palestinien». Mais l'enlèvement s'est produit près du Gush Etzion, près d'Hébron, dans une zone entièrement sous contrôle civil et militaire israélien.
Dans sa traque lancée après l'enlèvement des trois jeunes israéliens, Israël a arrêté mercredi des dizaines de Palestiniens qui avaient été libérés en 2011 dans un échange avec le Hamas contre le soldat Shalit. Au sixième jour de son opération baptisée Gardien de nos frères, l'armée a ainsi capturé dans la nuit de mardi à mercredi 65 Palestiniens, portant à plus de 240 le nombre d'arrestations depuis l'enlèvement le 12 juin. Il s'agit en majorité de militants et dirigeants du parti islamiste, dont le président du Parlement palestinien Aziz Dweik.
Abbas : «Une autre Intifada pourrait nous détruire»
Lors de la réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Mahmoud Abbas a déclaré : «Je le dis franchement, nous n'aurons jamais une autre Intifada (soulèvement, Ndlr) qui pourrait nous détruire», a-t-il insisté alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort. Il a dans, ce contexte, défendu un règlement «politique» du conflit.
«Nous n'allons pas recourir aux armes et c'est un choix. Nous allons affronter Israël en nous adressant aux tribunes internationales, et cela est plus efficace», a-t-il ajouté. Il a enfin appelé les pays arabes et islamiques à soutenir les habitants de Jérusalem dans leur résistance à «la judaïsation» de la ville sainte par Israël. «Al-Qods (Jérusalem) est en danger», a-t-il mis en garde.
Les déclarations du président Abbas nuisent «au consensus national et blessent les milliers de prisonniers palestiniens qui font face à une mort lente dans les prisons de l'occupant (israélien)», a estimé un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.
Lors de la réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Mahmoud Abbas a déclaré : «Je le dis franchement, nous n'aurons jamais une autre Intifada (soulèvement, Ndlr) qui pourrait nous détruire», a-t-il insisté alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort. Il a dans, ce contexte, défendu un règlement «politique» du conflit.
«Nous n'allons pas recourir aux armes et c'est un choix. Nous allons affronter Israël en nous adressant aux tribunes internationales, et cela est plus efficace», a-t-il ajouté. Il a enfin appelé les pays arabes et islamiques à soutenir les habitants de Jérusalem dans leur résistance à «la judaïsation» de la ville sainte par Israël. «Al-Qods (Jérusalem) est en danger», a-t-il mis en garde.
Les déclarations du président Abbas nuisent «au consensus national et blessent les milliers de prisonniers palestiniens qui font face à une mort lente dans les prisons de l'occupant (israélien)», a estimé un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.
Une occasion pour Israël de démanteler les réseaux du Hamas
Selon des commentateurs, Israël, déterminé à faire échouer la réconciliation, tire parti de l'opération en cours, son plus important déploiement en Cisjordanie depuis la fin de la deuxième Intifada en 2005, pour y démanteler les réseaux du Hamas. Près de 800 bâtiments ont déjà été fouillés, avec une attention particulière portée aux institutions économiques et sociales du Hamas, parallèlement aux opérations de recherche des trois jeunes Israéliens.
«Nous avons deux opérations en parallèle, la première vise à ramener les garçons, la deuxième consiste à porter un coup substantiel aux infrastructures et aux institutions terroristes du Hamas», a expliqué mercredi le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Peter Lerner, affirmant que l'armée tablait sur le fait que les trois jeunes étaient «toujours vivants».
Amnesty International a appelé dans un communiqué à «la libération immédiate et inconditionnelle des trois adolescents israéliens», tout en exhortant Israël à «cesser toutes les mesures constituant un châtiment collectif infligées à la population palestinienne depuis le rapt», notamment le bouclage de Hébron et l'interdiction pour les travailleurs palestiniens d'entrer en Israël.
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