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La Confédération paysanne laisse partir le conseiller de Hollande

La Confédération paysanne laisse
partir le conseiller de Hollande

Par Gabriel Vedrenne et Pascal Berthelot

Publié le 30 mai 2014 à 12h50Mis à jour le 30 mai 2014 à 14h17


La Confédération paysanne laisse partir le conseiller de Hollande

© BFMTV

COUP DE FORCE - Le syndicat agricole avait profité de la visite de François Hollande à Rodez pour retenir pendant quelques heures Philippe Vinçon.

Des membres de la Confédération paysanne ont retenu vendredi pendant plusieurs heures le conseiller agriculture de François Hollande. L'homme en question, Philippe Vinçon, accompagnait le chef de l'Etat à Rodez pour l'inauguration du musée Pierre Soulages. Les syndicalistes avaient confirmé à Europe 1 qu'ils retenaient le conseiller présidentiel à la préfecture dans la matinée. L'action est avant tout symbolique et il ne s'agit pas d'"une prise d'otage", juraient-ils. Philippe Vinçon avait a d'ailleurs pu téléphoner. Il a finalement été libéré en début d'après-midi.

Les revendications du syndicat. Les militants de la Confédération paysanne réclamaient la libération sans condition de quatre des leurs, interpellés mercredi dans la Somme pour des dégradations sur le chantier de la ferme géante dite des "Mille vaches". Les militants ont été déférés vendredi matin au parquet d'Amiens. "Nous avons décidé de rendre sa liberté à M. Vinçon car le tribunal d'Amiens est en train de libérer nos camarades", a annoncé devant la préfecture Christian Roqueirol, membre du comité national de la Confédération.

Lacrymogène et cordon de CRS. La visite présidentielle a par ailleurs été marquée par une manifestation houleuse. Les policiers ont fait usage de lacrymogènes pour tenir à distance des manifestants qui voulaient s'inviter à l'inauguration par le président du musée Pierre Soulages. Un important cordon de police a été mis en place sur l'avenue menant au musée pour faire barrage aux manifestants, des intermittents et précaires, des agriculteurs et des métallurgistes. Les manifestants se chiffraient eux-mêmes à 200 ou 300.

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