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La Corée du Sud élit la fille d'un dictateur

Créé 19-12-2012 17:42 | Mis à jour 19-12-2012 22:29    lien
 
 

Park Geun-hye

Les opposants de Park Geun-hye la jugent froide. Photo : AFP

 
La Corée du Sud élit la fille d'un dictateur

ELECTIONS - Park Geun-hye, 60 ans et fille d'un ancien dictateur, a remporté mercredi les élections présidentielles en Corée du Sud. Une victoire qui en fait la première femme à accéder au poste de président dans l'histoire de ce pays d'Asie du Sud-Est.

Chignon impeccable et tailleur strict, Park Geun-hye, 60 ans, est d'un abord discret. Mais la "reine des glaces", comme la surnomme ses opposants, vient de bouleverser l'histoire de son pays. Ses concitoyens l'ont élue mercredi à 88% à la tête de la Corée du Sud, faisant d'elle leur première présidente.

"Cette victoire a été portée par l'espoir du peuple de nous voir surmonter la crise et d'assurer la reprise économique" a-t-elle lancé à ses partisans, après l'annonce de sa victoire. Son parcours se fond dans les heures les plus sombres de la Corée du Sud : elle est la fille d'un dictateur assassiné.

Un passé lourd à porter

De 1961 à 1979, son père, Park Chung-hee, dirigea en effet la "République de Corée" d'une main de fer, éreintant la population pour toujours plus de croissance économique. Park Geun-hye, hautaine selon ses détracteurs, a même endossé les habits de première dame à la mort de sa mère.

Elle étudiait alors, en 1974, en France. Mais il faut attendre 1998 pour que Park Heun-hye entre réellement dans l'arène politique, en remportant un mandat de député.

Une candidature critiquée

Si elle s'est efforcée de ne pas trop évoquer son passé lors de la campagne, d'autres s'en sont chargés. Dans un communiqué, les étudiants d'une université de Séoul, avait qualifié notamment cette candidature de "népotisme anachronique et (de) recul de la démocratie".

Mais en Corée du Sud, passé et présent se mélangent : le principal adversaire de cette femme de droite était un opposant emblématique de son père, Moon Jae-in. Et ce passé est d'autant plus prégnant dans les esprits qu'une majorité de Sud-Coréens se dit nostalgiques de la période dictatoriale.

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