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La France va finalement envoyer 400 soldats supplémentaires en Centrafrique

 

 

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La France va finalement envoyer 400 soldats supplémentaires
en Centrafrique

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2014-02-14T17:01:31+01:00" itemprop="datePublished">14.02.2014 à 17h01</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-02-14T20:41:36+01:00" itemprop="dateModified">14.02.2014 à 20h41</time> | Par

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<figure class="illustration_haut"> Des soldats français de l'opération "Sangaris" à Bangui, le 9 février. </figure>

Les promesses d'une opération « coup de poing », de courte durée et avec des effectifs restreints, ont déjà vécu. Un peu plus de deux mois après le déclenchement de l'opération « Sangaris », le 5 décembre 2013, le contingent français déployé en République centrafricaine (RCA) va être officiellement porté de 1 600 à 2 000, un chiffre en fait déjà atteint par le jeu des relèves et qui n'inclut pas les forces spéciales.

Voir le visuel intéractif : Pourquoi la France intervient en Centrafrique

14.02 Communiqué - Conseil de Défense restreint

>> Lire le communiqué de l'Elysée :

L'annonce de ce renforcement a été faite vendredi à l'issue d'un conseil restreint de défense qui s'est tenu à l'Elysée. Selon un membre de l'entourage de François Hollande, les 400 soldats et gendarmes supplémentaires devraient arrivés en RCA dans les huit jours, notamment en provenance du Tchad.

 

Si le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, est tout juste revenu d'une nouvelle tournée en Afrique centrale qui l'a notamment mené en RCA, à l'Elysée on assure que cette décision a été prise au lendemain de discussions avec le secrétaire général des Nations unies. « Ban Ki-moon est beaucoup plus alarmiste que nous. Nous faisons un effort supplémentaire mais nous voulons que cela serve pour entraîner les Européens à nos côtés », avance un conseiller de François Hollande.

Lire le reportage : Centrafrique : l'armée française prise dans le piège du nettoyage ethnique

Les renforts européens — 500 militaires pour sécuriser l'aéroport de Bangui et appuyer les forces françaises et les 5 400 militaires africains de la Misca — pourraient commencer à arriver début mars, mais les « grands pays », Grande-Bretagne et Allemagne en tête, ont déjà fait savoir qu'ils n'enverraient pas de soldats. Cette unité « Eufor-RCA » devrait donc être constituée en grande partie de militaires français et de soldats estoniens et géorgiens.

Alors que de l'avis de tous les observateurs les soldats français et africains ne sont pas assez nombreux sur le terrain pour endiguer la vague de violences et que 400 militaires supplémentaires ne changeront pas la donne, Paris plaide pour le déploiement rapide d'une opération de maintien de la paix des Nations unies, mais ni les Etats-Unis, ni plusieurs pays d'Afrique centrale n'y sont favorables. Le Tchad notamment qui entend conserver sa liberté d'action chez son voisin méridional ; ce qui suscite de nombreuses critiques. Les soldats tchadiens font en effet preuve d'une réelle connivence sur le terrain avec les ex-rebelles de la Séléka.

Lire l'analyse : La Centrafrique à l'heure de l'épuration ethnique

Depuis le déclenchement de l'opération Sangaris, les relations se sont tendues entre l'Elysée et N'Djamena. Dans l'entourage d'Idriss Déby, des voix s'élèvent pour accuser la France de n'avoir pas protégé les communautés musulmanes de RCA et d'être responsable de l'exode de dizaines de milliers de personnes vers le Tchad. Ce n'est sûrement pas un hasard du calendrier si quelques heures après l'annonce du renforcement des effectifs en République centrafricaine, Idriss Déby, le meilleur allié des soldats français dans la région depuis deux décennies, a été reçu à l'Elysée.

Portfolio : suivez un convoi de la force « Sangaris » au nord-ouest de la capitale centrafricaine

Le déploiement des soldats de "Sangaris" a commencé dimanche 10 février sur l'axe de Bangui à la frontière du cameroun.Un point de contrôle tenu par des milices anti-balaka sur la route de Yaloké, samedi 9 février. Miliciens Anti-Balaka sur la route de Yaloké. Des unités de Sangaris partent en reconnaissance à YalokéUn soldat du convoi militaire parle avec des miliciens anti-Balaka installés sur la route de YalokéLes soldats vérifient l'état du pont situé à 10 km de Yaloké, avant le passage du convoi.Un homme regarde le passage du convoi militaire français à Yaloké le lundi 10 février"Nous faisons de notre mieux pour protéger les civils, c'est le sens de Sangaris et des opérations de désarmement de la Séléka qui a perpétré beaucoup de crimes en un an' confie un officier françaisLes soldats français patrouillent sur un marché de Yaloké le lundi 10 Février. Des musulmans se refugient dans la grande mosquée de Yaloké.Une femme musulmane se rend à la grande mosquée de Yaloké, au nord de Bangui, le 10 février. Des soldats travaillant pour la communication de l'armée ont établi leur camp dans une école
Lire le diaporama Accédez au portfolio
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    Des miliciens anti-balaka paradent devant les soldats de « Sangaris », le 9 février sur la route de Yaloké.

    Crédits : Jérôme Delay pour "Le Monde"
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</article> Treize cadavres retrouvés dans une cuve d'un camp d'ex-Séléka

 

 

 

Treize cadavres de personnes non identifiées ont été découverts dans une citerne vide située dans un camp de Bangui où sont cantonnés des combattants Séléka, a indiqué le procureur de la République de Bangui, Ghislain Grezenguet. La cuve, d'une dizaine de mètres de longueur, vide, servait de réservoir d'essence.

 

Les corps, en état de putréfaction avancée ou à l'état de squelettes, « se trouvent en différents endroits de la cuve, ce qui laisse penser que des gens y ont été jetés vivants et se sont débattus », a ajouté le procureur. La mort de certains d'entre eux remonterait à « une semaine, dix jours », selon une source judiciaire. « Est-ce que c'est un règlement de compte entre eux ? Est-ce que ce sont des gens qui se sont infiltrés dans le camp et qui ont été attrapés ? L'enquête le dira », selon cette source, qui affirme que « des responsables des rebelles cantonnés ont été entendus puis relâchés ».

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