
La garde à vue de l'extrémiste norvégien Kristian Vikernes a été levée, jeudi 18 juillet, son audition n'ayant mis en évidence aucune préparation de projet terroriste. En revanche, il sera poursuivi devant le tribunal correctionnel pour ses écrits relevant de l'incitation à la haine raciale.
Cet homme de 40 ans avait été interpellé mardi matin avec son épouse française, Marie Cachet, à leur domicile de Salon-la-Tour, en Corrèze, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de visées terroristes. Marie Cachet avait été relâchée mercredi soir.
"NI CIBLE NI PROJET IDENTIFIÉ"
Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, avait estimé que Vikernes était "susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure", tout en reconnaissant qu'il n'y avait "ni cible ni projet identifié". Il avait toutefois justifié son arrestation par la nécessité, face au terrorisme, "d'agir avant et non pas après".
L'avocat du Norvégien, Julien Fressynet, avait assuré mercredi que son client n'avait aucun projet terroriste, justifiant l'achat de quatre fusils par "la philosophie de vie" choisie par le couple, le survivalisme, selon laquelle l'arrivée imminente d'une catastrophe de grande ampleur nécessite de se doter de tout un arsenal de survie.
Kristian Vikernes, un musicien de métal norvégien aussi connu sous le nom Varg Vikernes, s'est installé en France après avoir été condamné à vingt et un ans de prison en Norvège pour avoir commis un meurtre dans les années 1990.
Lire son portrait : "Varg Vikernes : meurtre, black metal et néopaganisme"