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Le Premier ministre grec Antonis Samaras (G) et le ministre des Affaires étrangères Evangelos Venizelos le 6 fébrier 2014 à Athènes Louisa Gouliamaki AFP
</aside>Francfort - Le Premier ministre grec Antonis Samaras a assuré que son pays n'avait pas besoin d'un nouveau plan de sauvetage, dans un entretien accordé au tabloïd allemand Bild à paraître lundi.
"Nous n'avons pas besoin d'un troisième plan d'aide", a-t-il affirmé. "Nous atteignons notre objectif avec l’actuel plan d’aide, et cela fonctionne ».
La Grèce a été le premier pays européen placé en 2010 sous assistance financière de la Troïka UE-BCE-FMI qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite, en échange de mesures drastiques qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population.
Face à un électorat majoritairement très remonté, le gouvernement grec répète ne pas avoir besoin d'une nouvelle aide. Athènes rejette ainsi tout nouveau "memorandum" sur un soutien financier mais revendique l'allègement du poids de sa dette, en vertu d'engagements pris par ses partenaires européens en 2012.
C'est ce qu'a rappelé M. Samaras dans l'interview à Bild. "Il y a un accord avec l’UE qui prévoit que si nous atteignons nos objectifs parmi lesquels un excédent budgétaire primaire, nous pouvons compter sur un allègement de notre dette, par exemple sous la forme de maturités plus longues et de taux plus bas", a-t-il indiqué.
Athènes table sur un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) pour 2013.
"Il n'y a pas encore de chiffres fiables sur le déficit et le niveau de la dette pour 2013", a toutefois souligné ce week-end dans la presse allemande le directeur général d'Eurostat, Walter Radermacher. En attendant que l'office européen des statistiques livre ces données fin mars, "tous les autres chiffres qui sont annoncés ne sont que pure spéculation", a-t-il mis en garde.
La question de l'allongement de la maturité des emprunts grecs et d'une éventuelle baisse de leur taux "devra être abordée dans le détail en milieu d'année", a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de la télévision publique allemande ARD.
Le ministre a salué les "gros progrès" faits par la Grèce, tout en estimant qu'elle n'était pas tirée d'affaire.
Vers la fin du deuxième plan d'aide, "qui se termine (...) à la fin de l'année, s'il y a un besoin financier particulier, et je suppose qu'il y a un certain besoin financier, nous serons prêts à parler de mesures supplémentaires si la Grèce a d'ici là répondu aux exigences", a-t-il dit. Avant de poursuivre: "Concernant les réformes structurelles, la Grèce n'a pas encore fait tout ce que la Troïka estime nécessaire".
M. Schäuble a par ailleurs à nouveau écarté toute restructuration de la dette grecque après celle qui s'est traduite en 2012 par une décote de 53% pour les créanciers privés.