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Les mois se suivent et la hausse du chômage ne semble pas s'interrompre,
même si elle s'atténue. En juillet, le nombre de demandeurs d'emploi sans
aucune activité (catégorie A) a augmenté de 8 100 personnes, DOM compris,
selon les chiffres publiés mardi 27 août par le ministère du travail. Il s'agit du
27e mois de hausse consécutive. En tout 3 546 600 personnes étaient inscrites en catégorie A à Pôle emploi en juillet.
Malgré cette nouvelle hausse, le gouvernement, qui a promis d'inverser la courbe du chômage d'ici à la
fin de l'année, défend que "la tendance à l'amélioration sur le front du chômage se confirme au mois de
juillet", la hausse étant en moyenne très inférieure à celles du début de l'année.
Mais en incluant les chômeurs en activité réduite (catégories A, B et C), la hausse a atteint en juillet
un niveau très élevé avec + 55 500 personnes, DOM compris. Un très mauvais chiffre, qui contrarie la
communication gouvernementale, même si l'exécutif a fondé son objectif d'inversion de la courbe sur
les seules catégories A. 5 148 200 personnes sont désormais inscrites en catégories ABC.
Dans le détail, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans en catégorie A a reculé
de 0,8 % en juillet, après avoir déjà reculé en juin. Le ministère du travail estime à ce titre que
"l’inversion de la courbe du chômage des jeunes est d’ores et déjà engagée". En revanche, elle
continue d'augmenter pour les chômeurs plus âgés.
Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an) a également progressé
fortement (+ 1,7 % sur un mois et + 16,4 % sur un an). A ce titre, le nombre d'inscrits à Pôle emploi
qui bénéficient du RSA connaît également un bon supérieur à 17 % sur un an.
La forte hausse des catégories ABC en juillet est due à un bond des entrées à Pôle emploi à la suite d
'une fin de mission d'intérim (+ 11,8 %) ou de CDD (+ 5,2 %). Les sorties pour reprises d'emploi
déclarées progressent de leur côté très légèrement (+ 0,5 %), alors que les radiations administratives
ont bondi – sans explication – de plus de 10 % en un mois. La réforme des radiations entrée en vigueur
en janvier a pu entraîner pour 2013 "un caractère plus heurté que par le passé" des données, avertit
toutefois le ministère du travail.