Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 12.02.12 | 15h57 • Mis à jour le 12.02.12 | 16h24

Ouverture d'une réunion de la Ligue arabe, le 12 février au Caire.AP/Nasser Nasser
La réunion, au Caire, des ministres des affaires étrangères arabes avait démarré ce dimanche dans la confusion, au lendemain d'une nouvelle journée de violences qui se sont étendues au Liban voisin. Le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, avait annoncé ce dimanche matin sa démission, sans en expliquer les raisons.
D'après plusieurs sources diplomatiques, la Ligue arabe devait principalement examiner les propositions en vue d'une reprise de sa mission d'observation en Syrie. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait annoncé mercredi que la Ligue arabe allait renvoyer sa mission en Syrie, avec éventuellement une participation de l'ONU et "un émissaire spécial commun". La proposition de résolution dévoilée dimanche va bien au-delà, et prévoit même la fin de la mission d'observation.
Les chances d'adoption d'une résolution d'envoi de casques bleus en Syrie sont incertaines. La Chine et la Russie avaient mis leur veto à une précédente résolution demandant le départ du président syrien Bashar al-Assad.
CONTACTS AVEC L'OPPOSITION SYRIENNE
La Ligue envisage également d'"ouvrir des canaux de communication avec l'opposition syrienne et de lui fournir toutes les formes de soutien politique et matériel", d'après le projet de résolution.
Les ministres saluent en outre la proposition de la Tunisie d'organiser sur son sol "une conférence des amis de la Syrie" le 24 février.
Avant même le début des réunions, Damas a accusé les pays arabes d'être à la solde des puissances occidentales : "Il n'y aura probablement pas de surprise car les ordres ont déjà été transmis. Ils ne décident rien du tout, ils ne peuvent qu'exécuter. Ils l'ont déjà fait dans le passé, ils le font aujourd'hui", écrivait dimanche le quotidien gouvernemental As-Saoura.
Les faits Syrie : réunions à la Ligue arabe, pas de répit sur le terrain