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La majorité enterre encore un peu plus le rapport Gallois

La majorité enterre encore un peu plus le rapport Gallois

Par Marc Landré Publié <time datetime="21-10-2012T20:01:00+02:00;" pubdate="">le 21/10/2012 à 20:01</time> lien
 

Plusieurs ténors de la majorité se sont relayés ce week-end pour rappeler que les principales préconisations du rapport n'engageront en rien le gouvernement et le président.

Le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, que l'ex-président d'EADS doit remettre le 5 novembre au chef de l'État, n'en finit plus d'être minimisé par la majorité chaque jour qui passe.

Après que Le Figaro en ait révélé samedi les principales préconisations (un choc de 30 milliards dont les deux tiers via une baisse des cotisations patronales, financé par une réduction massive des dépenses publiques et une hausse modérée de la CSG et de la TVA), plusieurs ténors de la majorité se sont relayés ce week-end pour rappeler qu'elles n'engageront en rien le gouvernement et le président.

«Le rapport Gallois est un élément qui sera extrêmement sérieux mais ce n'est pas le seul point de vue qui compte», a minimisé Michel Sapin. Le ministre du Travail a ainsi rappelé que le Haut Conseil au financement de la protection sociale a été mandaté pour faire un état des lieux puis un rapport sur le sujet pour début 2013. «Le gouvernement tranchera à ce moment-là», a-t-il assuré.

Même mise à mal par ­Jacques Attali. «La compétitivité ne se réduit pas à la baisse des charges sociales mais c'est l'innovation, la recherche, le goût du risque», a insisté l'ancien sherpa de François Mitterrand et auteur de deux célèbres rapports sur la croissance.

«Le pouvoir d'achat, c'est très important, mais nous ne voulons pas de réforme qui, dans un contexte difficile pour le pouvoir d'achat, brutalise la société française», a pour sa part prévenu Pierre Moscovici, le ministre de l'Économie et des Finances, en réponse à une hausse nécessaire mais impopulaire de la CSG pour compenser un transfert de cotisations patronales.

Louis Gallois a toutefois reçu un appui. Et de taille, de Carlos Ghosn. «Si nous voulons créer des emplois et si nous voulons que l'industrie n'émigre pas de manière massive hors de France, nous avons besoin de réduire les charges qui pèsent sur le travail», a rappelé le patron de Renault. «Il faut traiter ce problème, on n'a pas besoin d'un rapport de plus», a-t-il juré.

Jean-Marc Ayrault réunit cet après-midi ses principaux ministres pour une première réunion sur le ­sujet.

LIRE AUSSI:

» Histoire d'un rapport qui dérange le gouvernement

» Ayrault prêt à renoncer au choc de compétitivité

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