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Eclairage :
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«Crimes de guerre» dans l’Etat Kachin
L'interview du mois :
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Aung San Suu Kyi répond au Wall Street Journal
Edito :
Deux événements d’envergure historique ont eu lieu au mois de novembre : le retour officiel de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) sur la scène politique et la visite d’Hillary Clinton en Birmanie, le premier Secrétaire d’Etat américain à se rendre dans le pays en 50 ans.
La décision de la LND de se réenregistrer en tant que parti politique officiel fait suite aux amendements votés par le parlement sur la loi d’enregistrement des partis politiques. A présent la LND sera en mesure de briguer les 48 sièges parlementaires à pourvoir lors des prochaines élections de mi-mandat, prévues pour 2012. Il semblerait que les dirigeants birmans soient enfin arrivés à la conclusion qu’il n’était pas possible de composer sans Aung San Suu Kyi et son parti. Alors que les motivations réelles du gouvernement continuent à faire l’objet de nombreux débats, il est certain que cette ouverture vis-à-vis de l’opposition joue un rôle majeur dans la perspective d’une normalisation tant espérée par le régime.
Le 17 novembre, en décidant d’accorder la présidence tournante de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) à la Birmanie en 2014, les pays de la région ont été les premiers à donner le ton de cette normalisation. Si les gouvernements d’Asie du Sud-est ne sont pas réputés pour leur dénonciation des violations des droits humains, il n’en va pas de même pour les Etats-Unis dont la politique étrangère vis-à-vis du régime birman est, du fait de la situation déplorable des droits de l’homme dans le pays, parmi les plus sévères au monde..(...)
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