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<figcaption>© Fadel Senna, AFP | Des membres des forces de l'ordre déployés aux abords d'une maison d'Oued Ellil, où des terroristes présumés sont retranchés.</figcaption></figure>
Texte par FRANCE 24
Dernière modification : 24/10/2014
</header>La police tunisienne a fait part, vendredi 24 octobre, de son intention de lancer un ultimatum auxhommes armés retranchés depuis jeudi dans une maison de la banlieue de Tunis. "Nous ne pouvons patienter plus longtemps. Nous allons leur donner un ultimatum d'une heure ou deux maximum, puis nous allons mener l'assaut", a affirmé à la presse Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur.
Au moins deux hommes armés que les forces de l'ordre voulaient arrêter jeudi sont reclus dans cette maison d’Oued Ellil, un quartier populaire du gouvernorat de La Manouba, près de Tunis. Au moins deux femmes et deux enfants se trouvent également dans le bâtiment, selon le ministère de l’Intérieur.
Le porte-parole du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati, a de son côté indiqué à l'AFP que le nombre des femmes pourrait être "de quatre à six". "Mais nous n'avons pas de confirmation pour l'instant", a-t-il ajouté.
Explosion entendue
Vendredi à l'aube, une explosion a été entendue, sans que son origine ne soit connue, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Jeudi, un membre de la Garde nationale a été tué et un autre blessé dans les échanges de tirs entre les forces de l'ordre et les hommes armés. La maison a été encerclée à la suite d’informations obtenues après l'arrestation de "deux éléments terroristes" à Kébili, à 500 km au sud de Tunis, selon lesquelles "d'autres éléments terroristes se trouvaient dans une maison" d’Oued Ellil.
Ces violences interviennent alors que la Tunisie organise dimanche des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont jugées cruciales pour la stabilité du pays.
Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ont mis en garde contre des éléments "terroristes" qui chercheraient à entraver ces scrutins, et le gouvernement a prévu de déployer des dizaines de milliers de soldats et policiers le jour du vote.
Avec AFP
Première publication : 24/10/2014