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La Syrie accusée d'utiliser des bombes à sous-munitions

La Syrie accusée d'utiliser des bombes à sous-munitions

Publié le 15.10.2012, 19h24 | Mise à jour : 21h28   lien

Selon l'ONG Human Rights Watch (HRW)  l'armée de l'air a récemment largué des bombes à sous-munitions (BASM) près de cette ville de Maaret al-Noomane, dans le nord de la Syrie.

Selon l'ONG Human Rights Watch (HRW)  l'armée de l'air a récemment largué des bombes à sous-munitions (BASM) près de cette ville de Maaret al-Noomane, dans le nord de la Syrie. | AFP
Accusée d'avoir largué des bombes à sous-munitions pour couper la route vers Alep, où les combats font rage, l'armée syrienne a vivement démenti ce lundi, affirmant qu'elle ne disposait pas de ce genre d'. De Bagdad (Irak), le médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi a estimé que le conflit en Syrie  représentait «un danger pour la paix dans le monde».
 
Alors que la révolte rentre ce lundi dans son vingtième mois, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) comptabilise désormais 33 000 morts. 

Human Rights Watch affirme que Damas emploie des bombes à sous-munitions. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a affirmé dimanche que l'armée de l'air syrienne avait récemment largué des bombes à sous-munitions (BASM) près de Maaret al-Noomane, où l'armée est aux prises avec des rebelles tentant de lui couper la route vers Alep (nord). Elle se dit «très inquiète» après avoir consulté des vidéos montrant des hommes et des enfants manipulant des sous-munitions non explosées «au risque de leur vie», rappelant qu'elles peuvent exploser au moindre contact ou mouvement, et qu'elles sont particulièrement meurtrières pour les civils, même longtemps après un conflit. L'armée a démenti ce lundi, arguant qu'elle ne possédait pas ce genre d'armes, dénonçant «une campagne de désinformation contre la Syrie».

Brahimi, en tournée au Moyen-Orient, appelle à une trêve pour d'Al-Adha. Le médiateur international Lakhdar Brahimi a appelé à une trêve en Syrie durant la grande fête musulmane d'Al-Adha, célébrée cette année du 26 au 28 octobre. L'Iran a proposé à l'émissaire une «période de transition aboutissant à la tenue d' présidentielle et législative (...) sous la supervision du Assad». Mais rappelons que le 10 octobre, Damas avait rejeté un appel du chef de l'ONU Ban Ki-moon à décréter un cessez-le-feu unilatéral. De Bagdad, le médiateur a estimé que le conflit est «un danger pour la paix dans le monde»; Le gouvernement irakien, lui, se garde bien d'appeler au départ d'Assad.

Une journaliste ukrainienne enlevée. Une journaliste ukrainienne travaillant en Syrie, qui soutenait ouvertement le régime de Bachar al-Assad, a été enlevée par des rebelles syriens, selon les autorités ukrainiennes. Ankhar Kotchneva, qui travaillait comme interprète pour l'équipe d'une chaîne de télévision russe en Syrie, «a appelé ses collègues la semaine dernière pour dire qu'elle avait été enlevée par des rebelles syriens le 9 octobre». La journaliste était détenue dans des conditions «satisfaisantes», selon elle.
 

LeParisien.fr

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