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</nav> <header class="article_header">L'ex-président de Côte d'Ivoire a tenté, ce jeudi, de convaincre la CPI d'abandonner toutes poursuites pour crimes contre l'humanité. Il est soupçonné d'avoir fomenté un "plan" pour conserver le pouvoir malgré l'élection d'Alassane Ouattara en 2010.
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LA HAYE - L'ancien chef d'Etat ivoirien s'exprimait devant la Cour ce jeudi pour la première fois en public depuis sa comparution initiale, en décembre 2011.
AFP PHOTO/ANP/ POOL/ MICHAEL KOOREN
</figcaption> </figure> </header>"Toute ma vie, j'ai lutté pour la démocratie." C'était la ligne de défense de Laurent Gbagbo, lors d'une dernière audience publique ce jeudi à La Haye, devant les juges de la Cour pénale internationale. L'ancien président ivoirien a tenté de les convaincre de ne pas le poursuivre pour crimes contre l'humanité.
Les juges se sont retirés pour décider si un procès doit être mené contre lui. Cette audience de confirmation des charges, qui s'achève ce jeudi après avoir débutée le 19 février dernier, doit permettre aux juges de déterminer -pas avant le mois de mai- si les éléments de preuves sont suffisamment solides pour permettre la tenue d'un procès.
Laurent Gbagbo, 67 ans, est soupçonné d'avoir fomenté un "plan" impliquant notamment la commission de meurtres et de viols afin de rester au pouvoir après l'élection de son rival Alassane Ouattara en 2010, certifiée par l'ONU.
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Je n'ai jamais cru que la Côte d'Ivoire allait s'en sortir par la guerre
</aside>Son refus de quitter son poste après dix ans au pouvoir avait plongé la Côte d'Ivoire dans une violente crise, longue de quatre mois qui a coûté la vie à près de 3000 personnes.
Il avait été arrêté le 11 avril 2011 avec son épouse Simone, après avoir tenu tête jusque dans son "bunker" au sous-sol de sa résidence d'Abidjan, sous le feu des forces armées françaises.
Lors de l'audience, il a régulièrement regardé en direction de ses partisans installés dans la galerie du public, séparée de la salle d'audience par une vitre insonorisante. Vêtu d'un costume noir, d'une chemise blanche et d'une cravate bleue à pois blancs, l'ancien président s'exprimait ici pour la première fois en public depuis sa comparution initiale en décembre 2011.
"Je n'ai jamais cru que la Côte d'Ivoire allait s'en sortir par la guerre, je n'ai jamais cru ça, j'ai toujours cru qu'on s'en sortirait par la discussion", a déclaré le premier ex-chef d'État remis à la CPI.
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Je ne gouverne pas avec ma famille
</aside>"Je ne gouverne pas avec ma famille", a-t-il également assuré, répondant aux accusations de népotisme dont il a fait l'objet: "j'étais président, chef de l'État et ma femme [Simone] était députée", a-t-il affirmé. Elle est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI mais toujours détenue en Côte d'Ivoire.
Selon l'accusation, les attaques commises par des forces pro-Gbagbo entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 "revêtaient un caractère généralisé et systématique" et étaient dirigées "contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques".
Son avocat français Emmanuel Altit y voit un "procès politique" et refuse une confirmation des charges. "C'est le meilleur moyen de rendre la justice, c'est le seul moyen d'ouvrer à une réconciliation nationale en Côte d'Ivoire", a-t-il déclaré aux juges.
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