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C'est un gage de bonne volonté de la part des FARC : la guérilla colombienne vient d'annoncer ce lundi 19 novembre un cessez-le-feu unilatéral de deux mois. Le moment de l'annonce n'est pas choisi par hasard : ce lundi 19 novembre a commencé la deuxième phase des négociations de paix à Cuba. Les deux délégations sont réunies depuis ce matin au Palais des Conventions à La Havane. Les pourparlers à huis clos vont durer dix jours. Et le gouvernement colombien a déjà fait savoir qu'il veut des résultats rapides.
« L'heure est au concret et non aux discours », prévient le chef de la délégation gouvernementale avant de s'envoler vers La Havane. Pour lui, pas question de se laisser entraîner dans d'interminables débats avec la guérilla. Humberto de la Calle souhaite ouvrir les négociations avec le premier point de l'agenda, fixé lors des réunions précédentes, à savoir la répartition de terres.
Voilà un premier désaccord avec la délégation des rebelles, qui veut d'abord parler des objectifs fixés dans le document qui sert de base pour la négociation. Outre le développement rural seront abordés quatre autres chapitres : la participation des FARC à la vie politique, la fin des hostilités, la lutte contre le trafic de drogue et les droits des victimes.
D'ailleurs, certains proches de victimes et de disparus auraient bien voulu participer aux pourparlers. Mais leur requête a été rejetée par les deux parties.
La délégation gouvernementale s'est aussi offusquée de la venue à la table de négociation d'une « guérillera » étrangère. Tanja Nijmeijer, d'origine hollandaise, se bat depuis onze ans aux côtés des rebelles. Accusée d'avoir participé à l'enlèvement de trois Américains, elle est aujourd'hui sous mandat d'arrêt international. Devant l'insistance des FARC, le gouvernement colombien a finalement accepté qu'elle vienne à La Havane.