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Guillaume Garot et Jean-Marc Ayrault à Matignon le 29 octobre 2013. WITT/SIPA
</aside>Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a déclaré ce samedi, jour de mobilisation intersyndicale en Bretagne, qu'une dimension sociale serait donnée au Pacte d'avenir lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault mi-octobre, notamment dans l'industrie agroalimentaire.
«Hier [vendredi] j'étais avec Michel Sapin, le ministre du Travail, à Brest, nous avons organisé une conférence sociale pour discuter directement avec les organisations syndicales, ouvrières et patronales, de cette dimension sociale qui sera donnée au Pacte d'avenir, et en particulier sur les questions agroalimentaires qui sont une part très importante de l'économie bretonne», a déclaré Guillaume Garot sur Europe 1.
Interrogé sur la manière dont le gouvernement allait répondre aux revendications des syndicats, sur «la formation, l'accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail», il a répondu : «Ce sont ces mesures que nous allons prendre dans le Pacte d'avenir», sans donner davantage de détails.
«Hier (...) nous avons parlé des mesures d'urgence», a-t-il souligné, citant en exemple le site de l'entreprise d'abattage de porcs Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) vouée à la fermeture, dont il a rencontré les salariés lors d'une entrevue tendue, en compagnie de Michel Sapin. «Nous mettons en oeuvre un contrat qui va permettre à chaque salarié licencié chez Gad de pouvoir toucher pendant douze mois 100% de son aide, et surtout d'être accompagné pour rebondir, pour se former», a assuré Guillaume Garot.
«Si une activité porcine devait naître de nouveau à Lampaul-Guimiliau (...), il faut surtout que l'activité qui sera présentée dans le cadre d'un projet de réindustrialisation soit une activité viable économiquement, parce que c'est ça qui garantit durablement les emplois», a-t-il poursuivi. «Il faut regarder toutes les hypothèses (...), que ce soit avec du porc, mais il faut aussi regarder d'autres activités, parce qu'aujourd'hui la filière porcine, elle est en fragilité», a estimé le ministre.