Basé à Châteaulin, le leader européen de la volaille indiquait dès jeudi qu'il pourrait déposer son bilan vendredi et demander un redressement judiciaire, s'il ne parvenait pas à trouver de compromis avec ses créanciers. Doux, qui emploie 3400 personnes en France, essentiellement en Bretagne, connaît de graves difficultés, avec notamment une dette globale se montant à quelque 437 millions d'euros, selon la CGT.
Un porte-parole du groupe indiquait jeudi qu'un redressement judiciaire serait «bénéfique à deux titres : il apporterait une bouffée d'oxygène car la dette ne serait plus exigible, et il créerait un cordon sanitaire entre la France et le Brésil», pays siège d'une filiale très déficitaire.
Détenu à 80% par la famille Doux et à 20% par BNP Paribas, le groupe est le principal bénéficiaire français de la politique agricole commune (PAC), avec 59 millions d'euros d'aides versées lors du dernier exercice. Spécialisé dans les volailles entières, les découpes de volailles et les produits élaborés à base de volaille, Doux revendique des clients dans 130 pays. Selon les analystes, le groupe, marqué par une faible rentabilité, a particulièrement souffert de la guerre des prix dans la volaille industrielle, et par la hausse des coûts de l'alimentation. Le groupe, non-coté, ne publie pas le détail de ses comptes.


