Compte rendu
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L’Etat islamique (EI) a une nouvelle fois frappé en Egypte, et cette fois c’est directement la capitale, Le Caire, qui a été visée. Une violente déflagration a détruit, tôt samedi 11 juillet au matin, une partie de la façade du consulat italien, faisant au moins un mort et neuf blessés, selon le porte-parole du ministère de la santé, Hossam Abdel Ghaffar.
La revendication du groupe djihadiste est intervenue en début de soirée, par le biais d’un communiqué publié sur Twitter et diffusé par SITE affirmant que « les soldats de l’EI [avaient] pu faire détoner une voiture piégée de 450 kg d’explosifs » devant le consulat.
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Circonstances floues
Selon un responsable, l’enquête préliminaire du parquet avait plus tôt révélé qu’une voiture piégée était à l’origine de l’attentat. Un haut responsable de la sécurité avait également affirmé à l’agence de presse officielle MENA que, d’après les éléments préliminaires de l’enquête, « une bombe avait été déposée par des inconnus sous une voiture garée près du consulat et déclenchée à distance ». Mais l’un de ses homologues a confié à Associated Press que les circonstances du drame restaient floues.
Romain Caillet, chercheur installé au Liban et spécialiste de l’islamisme, souligne quant à lui que plusieurs versions commencent à circuler. Plusieurs journalistes étrangers se sont par ailleurs plaints sur Twitter d’avoir été empêchés de se rendre sur les lieux de l’explosion.
« L’Italie ne se laisse pas intimider » avait assené, dès samedi matin, Paolo Gentiloni, ministre des affaires étrangères italien.
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