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Le Hezbollah n'a pas mâché ses mots jeudi devant l'ambassadrice de l'Union Européenne au Liban en qualifiant d'«insulte» la décision des ministres européens d'inscrire sa branche armée sur la liste des organisations terroristes.
«Le Hezbollah considère que cette décision est une insulte parce qu'elle fait l'amalgame entre résistance et terrorisme», a déclaré Ammar Moussaoui, responsable des relations internationales au Hezbollah, à l'occasion d'une rencontre avec Angelina Eichhorst, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite.
Le Hezbollah se considère comme un mouvement de résistance face à Israël qui a occupé une partie du Liban jusqu'en 2000 et avec lequel il avait croisé le fer en 2006.
«Vous ne pouvez pas condamner d'une main puis tendre l'autre pour serrer la nôtre», a lancé Ammar Moussaoui à l'issue de la réunion qui s'est tenue dans ses bureaux. Cette décision ne changera rien «aux actions et à la politique du Hezbollah» et aura «des conséquences», a-t-il dit sans préciser lesquelles.
Eichhorst a justifié cette décision par l'attentat anti-israélien de Bourgas, faisant référence à l'explosion d'une bombe dans l'aéroport de cette ville bulgare le 18 juillet 2012. Les autorités bulgares soupçonnent le Hezbollah d'être responsable de cet attentat qui a fait six morts et dont l'auteur, décédé dans l'explosion, reste inconnu.