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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2014-03-06T11:24:48+01:00" itemprop="datePublished">06.03.2014 à 11h24</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-03-06T13:15:25+01:00" itemprop="dateModified">06.03.2014 à 13h15</time>
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Lire notre synthèse : Ukraine : intense activité diplomatique pour infléchir la position russe
Un peu plus tôt, le vice-premier ministre de Crimée, Roustam Temirgaliev, avait annoncé qu'un référendum sur le statut de la péninsule aurait lieu le 16 mars. Les électeurs auront le choix entre un rattachement à la Fédération de Russie ou une autonomie nettement renforcée, a précisé le député Grigori Ioffe. « Mon point de vue, c'est que ce référendum n'est pas conforme à la Constitution », s'est élevé le ministre de l'économie ukrainien, Pavlo Cheremeta.
« ON NE PEUT PAS FAIRE UN RÉFÉRENDUM POUR MODIFIER DES FRONTIÈRES »
Dans l'avion qui le menait à Rome en vue d'une réunion sur la Libye, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé qu'« en droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières. Imaginez un département de France qui demande son indépendance ! Et si cela se généralisait à d'autres Etats... Après, tout dépend de la question qui va être posée. S'il s'agit d'aller vers davantage de décentralisation, d'accord. Mais si, en revanche, c'est une manière de changer les frontières, cela pose problème ».
L'Assemblée de cette république autonome avait jusqu'à présent prévu l'organisation le 30 mars d'un référendum, mais prévoyant simplement un renforcement de son autonomie. La majeure partie des habitants de la péninsule, qui a été rattachée dans les années 1950 à l'Ukraine, sont russophones.
FACILITER L'OCTROI DE LA NATIONALITÉ AUX RUSSOPHONES
La police ukrainienne a en outre délogé, jeudi matin, les manifestants prorusses qui occupaient l'administration régionale de Donetsk, ville russophone de l'est de l'ex-république soviétique, interpellant 75 personnes lors de l'assaut. Après l'opération, une centaine de manifestants continuaient de bloquer le bâtiment, occupé depuis lundi par des opposants au nouveau pouvoir proeuropéen en place à Kiev, qui réclament le ralliement à Moscou.
La Russie a par ailleurs annoncé vouloir faciliter l'octroi de la nationalité aux russophones ayant vécu en Russie ou dans un pays de l'ancienne Union soviétique, a annoncé jeudi le premier ministre Dmitri Medvedev. Sans évoquer nommément l'Ukraine, M. Medvedev a déclaré lors d'un conseil des ministres que Moscou entendait simplifier la procédure permettant l'accès à la nationalité pour certains étrangers, mesure perçue comme un signe de défiance vis-à-vis des puissances occidentales qui demandent à Moscou de faire machine arrière après son incursion militaire en Crimée.
Lire notre reportage (en édition abonnés) : A Donetsk, les radicaux prorusses ont du mal à mobiliser la population