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Le patron de l'industrie allemande raille la politique de Hollande

Le patron de l'industrie allemande raille la politique de Hollande
Créé le 04-09-2012 à 14h03 - Mis à jour à 16h41

 

"Je m'inquiète du fait que la croissance en France repose toujours sur l'interventionnisme de l'Etat", a tonné le président de la fédération allemande de l'industrie.

Le président de la BDI, Hans-Peter Keitel. (c) Sipa

Le président de la BDI, Hans-Peter Keitel. (c) Sipa

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Le président de la fédération allemande de l'industrie (BDI), Hans-Peter Keitel, a sévèrement critiqué mardi 4 septembre la politique économique du gouvernement français, trop "interventionniste" à son goût.

"Je m'inquiète du fait que la croissance en France repose toujours sur l'interventionnisme de l'Etat", a-t-il lancé lors d'un congrès bancaire à Francfort (ouest) organisé par le quotidien Handelsblatt.

"Il faut rapidement changer de cap" car "l'écart se creuse entre l'Allemagne et la France", a-t-il ajouté, évoquant aussi la crainte que la solidité financière réelle du pays soit inférieure à sa notation actuelle.

"Le fin de l'Eurosystème"

La semaine dernière un cabinet de conseil américain, filiale de la holding du milliardaire Warren Buffett, a notamment jugé la dette française "considérablement surévaluée": selon ses calculs la France devrait emprunter à 10 ans à un taux d'intérêt compris entre 4,5% et 5% alors qu'elle ne paye actuellement à ses créanciers qu'un taux d'environ 2,25%.

"Si la France venait à subir une pression (des marchés financiers) aussi forte que l'Italie ou l'Espagne, cela signifierait la fin de l'Eurosystème", a prévenu le président du BDI.

Une France passéiste aux yeux de l'Allemagne

Les médias allemands ont critiqué la récente baisse des taxes sur le carburant en France pour faire baisser de quelques centimes les prix à la pompe, et beaucoup voient dans le nouveau dispositif subventionné des "emplois d'avenir" une mesure du passé. 

Le plus virulent aura sans doute été l'hebdomadaire der Spiegel, qui, mi-août, dénonçait un pays "obsédé par le passé et incapable de se réformer".

(Avec AFP)

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