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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-03-13T16:32" itemprop="datePublished" pubdate=""> 13/03/2013 à 16:32</time> - Modifié le <time datetime="2013-03-13T16:35" itemprop="dateModified"> 13/03/2013 à 16:35</time>

Harlem Désir, premier secrétaire du PS et eurodéputé, a fait savoir qu'il s'était associé mercredi au rejet par le Parlement européen du projet de budget de l'UE pour la période 2014-2020 adopté par les dirigeants de l'UE en février et qui prévoit des crédits en baisse. "Pour l'Europe, et pour soutenir François Hollande dans son bras de fer contre les conservateurs, je vote avec le Parlement le rejet du budget UE en l'état", a tweeté le numéro un socialiste depuis Strasbourg. Lors du sommet, François Hollande avait pourtant estimé que le compromis entre chefs d'État et de gouvernement constituait "le moins mauvais accord" possible. Selon l'eurodéputé, "l'Europe a besoin d'un budget plus ambitieux pour l'emploi et la croissance, pas de l'austérité sans fin proposée par la droite européenne".
Soutenue par les cinq groupes du Parlement européen, dont les socialistes, la résolution du Parlement a été adoptée par 506 voix contre 161 et 23 abstentions. Elle exige des modifications pour donner l'approbation parlementaire lors d'un vote en juillet, estimant que l'accord auquel sont parvenus les 25 au dernier sommet de Bruxelles "ne reflète pas les priorités et les préoccupations exprimées" par les eurodéputés. En vertu du traité de Lisbonne, le Parlement européen doit désormais approuver le budget, ce qui n'était pas le cas pour les exercices pluriannuels précédents. Les eurodéputés n'ont pas le droit de l'amender, juste de l'accepter ou de le rejeter. Le vote doit intervenir en juillet.