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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-05-14T21:03:06+02:00" itemprop="datePublished">14.05.2013 à 21h03</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-05-14T21:35:47+02:00" itemprop="dateModified">14.05.2013 à 21h35</time>
Le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré mardi 14 mai l'état d'urgence dans trois Etats frappés par les attaques du groupe islamiste extrémiste Boko Haram, en assurant qu'il fallait adopter des "mesures extraordinaires" en réponse à la violence.
Lire : L'insurrection islamiste de Boko Haram déstabilise le Nigeria
"Je déclare l'état d'urgence dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa", a annoncé le chef de l'Etat dans un discours télévisé, en référence à ces trois Etats du nord-est du pays, théâtre d'une série d'attaques sanglantes menées par Boko Haram. Le président a présenté comme "une déclaration de guerre" les dernières violences revendiquées par le groupe.
CONSÉQUENCES INCERTAINES
En cherchant à imposer cette mesure dans des Etats entiers, le chef de l'Etat doit d'abord obtenir l'autorisation des parlementaires nigérians, ce qu'il a promis de faire. Pour l'instant, les conséquences concrètes de l'état d'urgence n'ont pas été clairement présentées. Quand l'ancien président Olusegun Obasanjo avait déclaré l'état d'urgence par deux fois, en 2004 et 2006, il avait révoqué des gouverneurs d'Etat démocratiquement élus et les avait remplacés par d'anciens officiers militaires, nommés administrateurs pour gérer les Etats.
Mais le président Goodluck Jonathan s'est engagé à ne pas user d'une telle méthode. "Les gouverneurs et les autres membres de la direction politique dans les Etats concernés continueront à s'acquitter de leurs responsabilités", a-t-il dit. Boko Haram entend instaurer un Etat islamique dans le Nord à majorité musulmane. L'insurrection qu'il a lancée, et sa répression par les forces de sécurité, ont fait quelque 3 600 morts depuis 2009.