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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-02-05T22:34" itemprop="datePublished" pubdate=""> 05/02/2013 à 22:34</time> - Modifié le <time datetime="2013-02-05T22:42" itemprop="dateModified"> 05/02/2013 à 22:42 </time>
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Image extraite du clip de "Ça peut plus durer" de Kash Leone feat DJ Rage. © D.R. / D.R.
On entend d'abord le journaliste David Pujadas annonçant la fermeture du site d'Aulnay, la rumeur qui monte, l'usine qui gronde, les salariés en colère : "Les actionnaires, c'est eux qui nous coûtent cher, c'est eux qui licencient et qui ramassent le profit et les bénéfices." Puis Kash Leone prend le micro et déclame un texte au vitriol contre la fermeture du site PSA d'Aulnay. Les mots sont poignants et pour cause, le rappeur est aussi ouvrier dans l'usine : "Quand on se tue à la tâche, la fermeture est indélébile, une cicatrice qui saigne sur de nouveaux bidonvilles."
La chanson s'appelle "Ça peut plus durer" et son clip, posté le 29 janvier, commence à faire le tour du web. On y voit des visages fermés, crispés, ceux des salariés de PSA qui entonnent le refrain de leur collègue Franck, alias Kash Leone : "Tristesse, colère, inquiétude, sacrifice, déprime, malaise, ça peut plus durer...".
Les ouvriers paraissent déterminés ("On lâche rien... Jusqu'au bout!"), mais la colère s'exprime froidement, à mille lieues des débordements provoqués ces derniers jours par une poignée de grévistes. La critique est acerbe : PSA est rebaptisée "Politiques au Service d'Actionnaires" ou encore "Patrons Saboteurs d'Avenir".
L'usine PSA d'Aulnay est toujours à l'arrêt depuis vendredi après-midi. Dans un contexte agité entre grévistes et non-grévistes, l'usine avait redémarré la semaine dernière après dix jours d'arrêt. A Aulnay et à Rennes, 8.000 salariés sont menacés par un plan social