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José Mourinho , le coach portugais, Photo : AFP
Rien n'est perdu. José Mourinho a droit à un peu de sursis, lui dont on dit qu'il joue son avenir à la tête du Real Madrid sur cette Ligue des champions. En Championnat, relégué à seize points du Barça, le Real n'a plus que la plus prestigieuse des compétitions pour briller.
Sauf que l'adversaire du (grand) soir, Manchester United, n'a pas l'intention de stopper à Bernabeu sa folle marche en avant pour laisser les Merengues rêver de cette fameuse "décima" (la dixième Coupe d'Europe de l'histoire du club).
En décembre dernier, le hasard avait cru bon de mettre dos-à-dos, dès les huitièmes de finale, ces deux titans de la compétition. Du caviar en hiver en somme. Car l'affiche, prometteuse, avait débouché sur un 4-3 d'anthologie lors du quart de finale de 2003.
Le standard est évidemment élevé. Mais quand le Madrilène Coentrao trouve le poteau gauche de De Gea (5e), on espère que ce huitième de finale soit du même tonneau. Dans une rencontre débridée, le premier but vient pourtant sur coup de pied arrêté.
Sur corner, Welbeck sème Ramos et place une tête à bout portant que Lopez ne peut repousser (20e, (0-1). Dix minutes plus tard, Di Maria centre de la gauche, Ronaldo s'élève sous les yeux d'un Evra impuissant et reste en suspension pour placer une tête imparable dans le petit filet (30e, 1-1).
Pas question pour le Portugais de manifester sa joie. D'abord parce que le buteur reste à jamais marqué par les six saisons durant lesquelles il a porté et bien défendu les couleurs de Manchester United. Mais aussi parce que rien n'est joué face à une équipe qui compte dans ses rangs deux snipers comme Rooney et Van Persie, qui voit sa reprise dégagée sur la ligne par Xabi Alonso (71e).
Ses anciens coéquipiers regretteront certainement cet ultime corner que l'arbitre n'a pas jugé nécessaire de faire jouer à l'issue du temps règlementaire. Mais, toujours invaincus depuis la mi-novembre, ils s'imagineront forcément en finale à Wembley, le 25 mai, avec le résultat ramené de Bernabeu (1-1). Quand Cristiano Ronaldo, lui, aura la tête à tout autre chose. Il tentera de sauver celle de Mourinho dans les affaires domestiques, en attendant le 5 mars prochain et un match-retour forcément ouvert à Old Trafford.