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Le drapeau de l'Union européenne, qui vient de se voir attribuer le prix Nobel de la Paix 2012. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
</aside>L’annonce de David Cameron fait vivement réagir ce mercredi. Le Premier ministre britannique a indiqué dans la matinée qu’il souhaitait mettre en place un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, appelant à recentrer la relation de son pays avec l'Union européenne «sur le marché unique».
Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a estimé que celui-ci aura des conséquences négatives pour la fragile reprise de l'économie britannique. «Des années et des années d'incertitude du fait d'une renégociation interminable et mal cadrée de notre place en Europe sont contraires à l'intérêt national parce que cela affecte la croissance et l'emploi», a-t-il déclaré au micro de la BBC.
Le projet de référendum ne laisse pas indifférent le reste de l’Europe. Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a lancé sur France Info qu’«on ne peut pas faire l'Europe à la carte (…) L'Europe, mettons que ce soit un club de football, on adhère à ce club de football, mais une fois qu'on est dedans, on ne peut pas dire on joue au rugby», a-t-il ajouté. Il a en outre lancé: «Ça risque d'être dangereux pour la Grande-Bretagne elle-même, parce que la Grande-Bretagne hors de l'Europe (cela va être) difficile».
«Picorer à la carte n'est pas une option»
«La Grande-Bretagne est un membre particulier de l'Union européenne, bien sûr, depuis l'origine (…) elle n'est pas dans les accords de Schengen, mais en même temps, elle est extrêmement utile», a estimé le ministre de l'Economie Pierre Moscovici sur BFM TV et RMC. Quant au président du Parlement européen Martin Schulz, il a estimé sur son compte Twitter: «Nous avons besoin d'un Royaume-Uni membre à part entière, qui ne reste pas ancré dans le port de Douvres», critiquant lui aussi la volonté britannique de créer une «Europe à la carte».
Peu ou prou le même son de cloche du côté de l’Allemagne, qui s’est fait entendre par la voix de son ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Ce mercredi, le chef de la diplomatie allemande a estimé que «l'Allemagne souhaite que le Royaume-Uni reste un élément actif et constructif de l'Union européenne (...) mais picorer à la carte n'est pas une option».
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