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Dernière modification : 25/08/2013

Le régime syrien a donné dimanche 25 août son accord aux inspecteurs de l'ONU pour enquêter "immédiatement" sur les allégations d'usage d'armes chimiques près de Damas, selon un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères. Le gouvernement s'est également engagé à observer un cessez-le-feu durant le travail de l'équipe onusienne sur le site concerné.
"Un accord a été conclu aujourd'hui à Damas entre le gouvernement syrien et les Nations unies pendant la visite de la haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Angela Kane, pour permettre à l'équipe des Nations unies, dirigée par le professeur Aake Sellström, d'enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques dans la province de Damas", a indiqué le ministère. Cet accord "entre en vigueur immédiatement", a-t-il précisé.
Une équipe d'inspecteurs de l'ONU est arrivée dans la capitale syrienne le 18 août, mais jusqu'à présent leur mandat, fruit d'âpres négociations avec Damas, ne les autorisait à enquêter uniquement sur trois sites, où des attaques chimiques présumées ont eu lieu au cours de l'année passée. Dans un communiqué, l'ONU a fait savoir que les inspecteurs commenceraient leur travail sur le site des bombardmeents dès le lundi 26 août.
L'opposition accuse le régime d'être à l'origine d'un bombardement aux armes chimiques le 21 août dernier dans la banlieue sud de Damas, qui, selon les sources auraient fait de 350 à 1300 morts. De son côté, le gouvernement syrien a accusé les rebelles d'avoir fait usage des mêmes armes dans la région de Jobar, un autre faubourg situé à l'est de la capitale.
Face à ce massacre qui a suscité l'indignation partout dans le monde, la communauté internationale et l'ONU ont tenté d'exercer d'intense pressions sur le régime de Bachar al-Assad afin qu'il donne son feu vert à une enquête.
Jeudi dernier et de façon exceptionnelle, le secrétaire d'État américain John Kerry a téléphoné à son homologue syrien Walid Mouallem pour lui signifier que "si le régime syrien n'avait rien à cacher, il aurait dû autoriser un accès immédiat et sans entrave au site", a révélé samedi soir un responsable du département d'État.