CARDIFF (AP) — Grâce à un essai transformé à trois minutes de la fin, le club des Harlequins de Londres a coiffé sur le fil (19-18) le Stade de Français en finale du Challenge Européen, vendredi soir à Cardiff, et inscrit son nom au palmarès de l'épreuve pour la troisième fois.
Après deux finales européennes perdues en 2001 et 2005, le Stade Français menait de six points (18-12) et pensait tenir son premier trophée continental quand Gonzo Camacho a inscrit l'unique essai du match dont la transformation réussie par l'ouvreur Nick Evans a permis de s'imposer d'un point.
Après une première mi-temps équilibrée et conclue à l'avantage des Anglais (9-6), les Parisiens avaient su être plus agressifs après la pause et prendre logiquement un avantage qui n'a pas été suffisant face au réalisme anglaise
"C'est horrible. Nous avons dominé toute la seconde période et on prend un essai sur une action anodine", a déploré le 2e ligne parisien Pascal Papé au micro de France 4.
En perdant le Stade Français laisse aussi s'envoler vers les mains des Harlequins le billet pour la Coupe d'Europe promis au vainqueur. Il lui reste toutefois une chance de récupérer un sésame si une autre équipe anglaise, en l'occurrence Northampton, remporte samedi après-midi la finale de la Coupe d'Europe face au Leinster.
Habitués à faire des débuts de rencontre assez tonitruants, les Harlequins mettaient d'entrée la pression sur les Parisiens qui se laissaient vite aller à la faute et offraient trois points de pénalité à l'ouvreur londonien Nick Evans (3-0, 5e). Heureusement son homologue stadiste, Lionel Beauxis répliquait sur une pénalité des cinquante mètres (3-3, 12e).
Le Stade Français avait de bonnes idées de jeu mais faute du soutien au bon moment ne parvenait pas à percer la défense adverse. Les Harlequins reprenaient l'avantage sur une pénalité d'Evans (6-3, 15e). Le même triplait la mise toujours sur pénalité (9-3, 27e).
Paris commençait alors à se montrer plus pressant, à trouver des espaces et à réussir quelques franchissements. La défense des Harlequins faisait bonne garde mais ne pouvait empêcher Beauxis de réduire le score sur pénalité (9-6, 33e). C'était le score à la pause.
Les Parisiens revenaient des vestiaires en ayant décidé de se montrer plus agressifs. Du coup c'est le stade qui avançait et venait jouer dans le camp anglais. Beauxis égalisait sur pénalité (9-9, 45e) puis Mathieu Bastareaud passait un drop qui venait récompenser une très longue séquence offensive des Pariens et surtout leur permettait de prendre les commandes pour la première fois de la rencontre (9-12, 50e).
Les Harlequins se livraient de manière un peu désordonnée ce qui facilitait le travail de la défense parisienne. Une mêlée enfoncée offrait une nouvelle pénalité à Beauxis qui creusait l'écart (9-15, 57e).
Le réveil des Harlequins intervenait après l'heure de jeu. Evans manquait une pénalité lointaine (63e) mais se reprenait sur la suivante (12-15). Mais un renvoi mal négocié des Harlequins arrivait dans les mains de Martin Rodriguez. Bien que très loin et en coin, l'arrière parisien tentait le drop et trouvait le cadre (12-18, 73e).
Pourtant les Harlequins ne baissaient pas les bras et après plusieurs temps de jeu ils trouvaient la faille grâce à leur demi de mêlée Danny Care. L'International anglais adressait une passe au pied pour son ailier Gonzo Camacho qui inscrivait l'unique essai du match (77e). En passant la transformation pratiquement depuis le bord de touche, Evans donnait la victoire à son équipe.AP
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