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Par Clément Daniez, publié le 12/03/2011 à 17:40, mis à jour à 18:02
Vincent Clerc a marqué le premier essai français.
REUTERS/Max Rossi
D'un côté l'exploit. De l'autre le cauchemar. L'équipe de France partait favorite dans son match face à l'Italie ce samedi. Jamais les transalpins n'avaient battu les Bleus dans le Tournoi des 6 Nations. Pour un point qui pèse lourd (22-21), c'est dorénavant chose faite dans leur stade romain de Flaminio. Les hommes de Marc Lièvremont ont subi une terrible leçon d'engagement, se montrant incapables de dominer mentalement et donc physiquement ceux de la "Squadra Azzurra". Une situation consternante alors qu'il reste trois matchs avant le début de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande.
La France a longtemps dominé au score, mais sans réussir à prendre le large. L'essai de Vincent Clerc (14e), puis celui de Morgan Parra (50e et pénalités à 21e, 46e et 66e) lui ont donné l'avantage. Celui d'André Masi (59e), homme du match, transformé par un Mirco Bergamasco appliqué, a redonné de l'énergie aux Italiens à l'heure de jeu. Les trop nombreuses pénalités concédés par les Français, passées entre les perches par Bergamasco (2e, 24e, 65e, 69e et 76e) auront finalement fait la différence.
Quel final! Alors que l'on a dépassé les 80 minutes de jeu, la France joue plusieurs mêlées dominatrices sans obtenir suffisamment de champs pour tenter un drop. Le coup de sifflet de l'arbitre alors qu'Imanol Harinordoquy s'est isolé vient libérer des Italiens transportés de joie, à l'instar de leur sélectionneur sud-africain Nick Mallett. Côté Français, les visages sont fermés, marqués par l'impuissance d'une situation aussi inattendue qu'inquiétante. Témoin celui de Sébastien Chabal qui, encore une fois, n'aura pas convaincu avec des charges aussi inoffensives que prévisibles.
A l'exception de Vincent Clerc, auteur d'un essai sur un petit coup de pied dans le dos de Gonzalo Canale un quart d'heure après le début de la partie, aucun des trois-quarts Français n'a réussi à forcer la défense italienne. Si ce n'est une passe décisive à Parra après un exploit personnel, François Trinh-Duc a rarement fait les bons choix, multipliant les chandelles stériles. Yoann Huget, comme Aurélien Rougerie et Maxime Médard ont fait preuve d'une maladresse consternante dans leurs passes. La mêlée n'apporte plus la satisfaction habituelle.
Contre le Pays de Galles, dans une semaine, c'est leur honneur que les Bleus doivent défendre. Pour le titre, c'est déjà trop tard.