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Les militants sont encore peu nombreux autour de la tente de Nouvelle Démocratie, place Syntagma à Athènes, mais ils se font déjà entendre. Avec un score estimé de 29,5%, le parti conservateur devance de deux points la gauche radicale, incarnée par le Syriza.
"C'est très bon pour mon pays, très bon pour l'Europe, s'enthousiasme Kozanidis, 44 ans, militant de Nouvelle Démocratie. Les problèmes ne sont pas finis, mais Antonis Samaras va faire de son mieux". Le leader de la droite, économiste de 61 ans, s'est posé en garant du maintien de la Grèce dans la zone euro. Il devrait pouvoir former une coalition avec les socialistes du PASOK, qui obtiennent de leur côté autour de 10%.
A dix minutes de marches de là, le Syriza a installé son pavillon dans l’ombre de la statue d’Athéna qui surplombe la faculté de droit. Les militants font grise mine, même s'ils mesurent le chemin parcouru par leur parti, qui ne réunissait que 5% des voix il y a deux ou trois ans.
"On dirait bien que Nouvelle Démocratie va l'emporter, reconnaît Nicolas, 26 ans. On va donc continuer à appliquer le mémorandum [des mesures de rigueur exigées par les créanciers d'Athènes, ndla]. Mais je pense qu'ils ne tiendront pas longtemps : dans les six mois, nous aurons de nouvelles élections, et nous finirons par l'emporter, car ce pays a besoin d'un changement radical".
Le leader du Syriza, Alexis Tsipras, prône l'annulation de l'intégralité du mémorandum, tout en se déclarant lui aussi partisan de la monnaie unique.