
Des manifestants demandent à avoir de l’électricité 24h/24 à Mandalay. Photo / Citizen Journalists Myanmar.
Depuis le début de la semaine, des centaines de Birmans se mobilisent chaque jour, bougies à la main, pour protester contre les incessantes coupures d’électricité qui leur gâchent la vie. Cette vague de manifestation est la plus importante depuis la "révolution de Safran" menée par les moines birmans en 2007 et qui avait été brutalement réprimée par la junte militaire.
Pendant les dizaines d’années passées sous le régime de la junte militaire birmane, les rassemblements publics de plus de cinq personnes étaient interdits. Mais depuis que le pays a amorcé sa transition démocratique en installant à sa tête un pouvoir civil - soutenu par le régime militaire - les voix dissidentes sont de plus en plus tolérées. L’année dernière, les autorités ont approuvé une loi donnant le droit aux Birmans de manifester à condition d’avoir une autorisation officielle. Jusqu’à présent la population n’avait que timidement utilisé ce nouveau droit. La récente vague de manifestations contre les coupures d’électricité constitue donc la première mise à l’épreuve de cette liberté nouvelle.
Le mouvement de contestation est parti dimanche de Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, et s’est depuis élargi à plusieurs autres villes, dont Rangoon. Jusqu’à présent, la police a laissé les manifestations se dérouler sans intervenir, à l’exception de celle organisée dans la ville Pyi, au centre du pays, où plusieurs centaines de personnes ont été dispersées jeudi.
Pendant les dizaines d’années passées sous le régime de la junte militaire birmane, les rassemblements publics de plus de cinq personnes étaient interdits. Mais depuis que le pays a amorcé sa transition démocratique en installant à sa tête un pouvoir civil - soutenu par le régime militaire - les voix dissidentes sont de plus en plus tolérées. L’année dernière, les autorités ont approuvé une loi donnant le droit aux Birmans de manifester à condition d’avoir une autorisation officielle. Jusqu’à présent la population n’avait que timidement utilisé ce nouveau droit. La récente vague de manifestations contre les coupures d’électricité constitue donc la première mise à l’épreuve de cette liberté nouvelle.
Le mouvement de contestation est parti dimanche de Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, et s’est depuis élargi à plusieurs autres villes, dont Rangoon. Jusqu’à présent, la police a laissé les manifestations se dérouler sans intervenir, à l’exception de celle organisée dans la ville Pyi, au centre du pays, où plusieurs centaines de personnes ont été dispersées jeudi.
Les autorités birmanes ont essayé de calmer la colère de la population en expliquant mercredi les raisons de ces coupures à répétition et en promettant un règlement rapide de la situation. La sécheresse aurait provoqué selon le gouvernement une baisse de la production des barrages hydroélectriques. En ajoutant la production des centrales fonctionnant au charbon et au gaz, la totalité de la production électrique s’élève à 1340 megawatts, alors que la consommation totale des habitants nécessiterait 1850 megawatts. Les autorités ont par ailleurs accusé les rebelles de l’ethnie Kachin d’avoir fait baisser la production totale en bombardant plusieurs centrales électriques dans le nord du pays.
Toujours selon les autorités birmanes, les centrales devraient être bientôt réparées. Suite à la levée d’une partie des sanctions imposées par les États-Unis, des générateurs électriques ainsi que des turbines à gaz sont en passe d’être achetés à des compagnies américaines.
Pour les manifestants, ces coupures sont le résultat des mauvais choix du gouvernement birman qui a choisi d’exporter la majorité de sa production énergétique, notamment en Chine et en Thaïlande, alors que la demande nationale n’était pas satisfaite.
Manifestation à Rangoon. Photo : Citizen Journalists Myanmar.





