Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Les deux ados toulousains candidats au jihad mis en examen

VIDEOS.
Les deux ados toulousains candidats
au jihad mis en examen

Publié le 31.01.2014, 11h26 | Mise à jour : 20h43

ILLUSTRATION. Les deux adolescents toulousains candidats au jihad en Syrie ont été mis en examen.

ILLUSTRATION. Les deux adolescents toulousains candidats au jihad en Syrie ont été mis en examen. | (AFP/ MOHAMMED ABED.)
Zoom
Les deux adolescents toulousains candidats au jihad en Syrie,  âgés  de 15 ans et 16 ans, ont été mis en examen vendredi pour «participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», une mesure rarissime pour des mineurs. Ils avaient été déférés un peu plus tôt au parquet de qui a ouvert une information judiciaire. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Un volet éducatif a été prévu dans ce cadre.

Les deux Toulousains ont répondu durant deux jours aux enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur le périple entamé le 6 janvier qui les a sans nul doute conduits en Syrie via la Turquie. Des deux, c'est le plus jeune, Y., qui est aussi le plus inséré dans le système scolaire, qui semble avoir été le plus déterminé, a assuré une source proche du dossier.

Mais sa mise en examen repose sur «des charges ridicules», a répliqué un de ses avocats, Me Yassine Bouzrou. Selon lui, son client «pensait bien faire en allant en Syrie» et met en avant le caractère «humanitaire de son voyage. Selon une source proche du dossier, Y. réfute s'être rendu dans un camp d'entraînement lors de son passage en Syrie.

Des divergences apparaissent

La motivation pacifique d'Y. est toutefois relativisée par des sources proches du dossier au vu des premiers éléments de l', comme une photo avec une arme diffusée sur dont l'authenticité devra être établie ou un appel à des proches où l'un des deux évoquait les combattants comme ses «frères». Le plus âgé des deux n'évoquerait pas ce caractère «humanitaire». Les versions des deux garçons ne concordent d'ailleurs pas en tous points, a-t-on ajouté.

Les deux expliquent être entrés en Syrie, mais l'un affirme que son compagnon a voulu le dissuader de rentrer quand il en a émis le souhait. Les éléments fournis aux enquêteurs, notamment sur la zone frontalière où ils se sont rendus, rendent crédibles qu'ils ont effectivement passé la frontière.

VIDEO. Les adolescents candidats au jihad devant la justice    VIDEO


Comprendre le processus d'auto-radicalisation

Pour l'heure, rien ne semble indiquer que ces adolescents aient été acheminés par une filière. Internet et les réseaux sociaux paraissent avoir grandement contribué à la formation de leur projet.  Les enquêteurs tentent de comprendre leur auto-radicalisation, en analysant les sites qu'ils ont visités.

Ils entendent aussi voir comment ils ont pu être approchés et s'ils ont rencontré des «facilitateurs» venus de France, ce «petit groupe de personnes» chargées d'orienter leurs compatriotes dans la zone turco-syrienne, selon une source proche du dossier. Des «facilitateurs» qui sont l'objet de l'attention particulière des services français. Les enquêteurs s'intéressent notamment à un homme actuellement en Syrie, qui pourrait être «à l'origine du départ» des deux garçons et apparaît dans d'autres dossiers sur la Syrie.

Jamais les services antiterroristes n'ont été confrontés à un tel exode de volontaires au jihad, puisqu'ils sont désormais entre 600 et 700 à s'être rendus en Syrie, à en être revenus ou à avoir eu l'intention d'y aller.


VIDEO. L'avocate d'un des jeunes toulousains estime qu'«on est face à un adolescent qui n'a aucun problème»VIDEO
.

Avignon : inquiétude autour d'une adolescente fugueuse
La disparition d'une lycéenne âgée de 15 ans, qui serait partie, selon ses déclarations, faire le jihad en Syrie, a été signalée il y a huit jours par sa famille à Avignon. Le parquet anti-terroriste de Paris s'est saisi de l'affaire en début de semaine et a confié l'enquête conjointement à la sous-direction anti-terroriste, à la direction centrale du renseignement intérieur et l'antenne de la police judiciaire d'Avignon.

La jeune fille n'a pas regagné le domicile familial selon ses habitudes le jeudi 23 janvier dans la soirée. Dès le lendemain, son frère est venu signaler sa disparition au commissariat d'Avignon. «Il a indiqué que depuis le mois de septembre elle avait radicalisé son comportement, avec un fort absentéisme scolaire, et était en liaison via internet avec des personnes en région parisienne apparentées au jihad», a expliqué le procureur de la République à Avignon, Bernard Marchal.

Son frère «savait qu'elle était partie là-bas (en Syrie) par ses amis et ses copains», a ajouté une source proche de l'enquête. Selon les premiers éléments de l'enquête, la lycéenne aurait rejoint par le train Paris, où elle aurait pris un premier avion pour Istanbul, en Turquie, puis un second pour rejoindre la frontière syrienne. «On pense qu'elle est en Turquie, à la frontière», où elle aurait été prise en charge par un réseau, a précisé la source proche de l'enquête.


VIDEO. Les deux ados toulousains candidats au jihad interceptés    VIDEO


VIDEO. A Nice, la tentation du jihadVIDEO
 

LeParisien.fr

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article