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Le chef du gouvernement britannique, David Cameron et le dirigeant écossais nationaliste, Alex Salmond, ont signé lundi à Edimbourg un accord prévoyant l'organisation, en 2014, d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse.
Hostile à l'indépendance de l'Écosse, David Cameron estime qu’une telle scission politique ne pourrait qu’affaiblir les Écossais et les Anglais. "C'est désormais aux Ecossais de prendre une décision historique, a déclaré le Premier ministre britannique. L'avenir même de l'Écosse dépend de leur verdict".
Selon les derniers sondages, 53 % des Écossais sont contre l’indépendance, seulement 28 % y sont favorables. "Je crois que le 'non' va l’emporter, mais que le résultat va être plus serré que ce que les sondages annoncent actuellement", a indiqué Chris Eynon, chef de l'institut de stati TNS-BMRB Écosse, à FRANCE 24.
L'Écosse, rattachée depuis 1707 à la couronne d'Angleterre, jouit depuis 1997 d'une autonomie accrue au sein du Royaume-Uni, qui comprend également l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Mais Londres a accepté en janvier le principe d'un référendum, sous la pression d'Alex Salmond, sorti renforcé des élections au Parlement régional en mai 2011.
Le Parlement écossais a actuellement des compétences en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice. Cependant les questions relatives aux affaires étrangères, à l'énergie, à la fiscalité et à la défense restent du ressort de Londres.
(FRANCE 24 avec dépêches)