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Les ex-otages d'Arlit, Marc Féret et Thierry Dol, racontent leur calvaire

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VIDEOS.
Les ex-otages d'Arlit, Marc Féret et Thierry Dol, racontent leur calvaire

Publié le 09.11.2013, 07h28 | Mise à jour : 17h08     lien

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Les ex-otages d'Arlit, Marc Féret (à gauche) et Thierry Dol, libérés le 29 octobre après trois ans de captivité, se sont exprimé en public ce samedi pour la première fois depuis leur retour en France. | Captures d'écran / BFMTV

Les ex-otages d'Arlit, Marc Féret (à gauche) et Thierry Dol, libérés le 29 octobre après trois ans de captivité, se sont exprimé en public ce samedi pour la première fois depuis leur retour en France.

 

Les ex-otages d'Arlit, Marc Féret (à gauche) et Thierry Dol, libérés le 29 octobre après trois ans de captivité, se sont exprimé en public ce samedi pour la première fois depuis leur retour en France. | Captures d'écran / BFMTV
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La bannière en hommage à Marc Féret et à ses trois codétenus d'Arlit (Niger) ne flottera plus au-dessus du parvis de l' de ville de Velaux (Bouches-de-Rhône). L'homme de 46 ans l'a retirée lui-même à la force de ses bras ce samedi, geste symbolique qui marque définitivement la fin de son calvaire, onze jours après sa libération. <btn_noimpr>

 

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<btn_noimpr></btn_noimpr> Devant les habitants de la commune où il réside, il est revenu sur ses trois ans de captivité, ponctuant son discours de sanglots irrépressibles.

«Je suis bien là. jJ suis sain et sauf et heureux de l'être. Il y a à peine plus d'une semaine, j'étais encore au Mali loin d'imaginer que je serais parmi vous aujourd'hui», a déclaré l'ex-otage, entouré de ses proches. «Je me suis concentré sur un seul objectif, revoir mon épouse et ma famille», a confié celui, dont le dernier fils est né au de sa détention.

«J'ai tout fait pour conserver mon intégrité physique et mentale»

Lorsqu'il était entre les mains d'Aqmi, sa «principale angoisse était de ne pas connaître la durée (de sa détention, ndlr)» et de ne pas savoir «comment occuper (ses) journées». «J'ai tout fait pour conserver mon intégrité physique et mentale», a-t-il ajouté. Les conditions étaient rudes, pourtant : «Nous construisions nous-mêmes nos abris, et je peux vous dire que les nuits sont froides dans le Sahel», a-t-il précisé. Concernant le traitement qui lui était réservé par ses geôliers, Marc Féret assure qu'il était «libre de ses mouvements dans le périmètre qui lui était imposé» et qu'il mangeait la même chose que ses ravisseurs.

«Durant ces longues années d'attente, il m'est arrivé pas mal de péripéties, trop longues à raconter», a ajouté l'employé de Sogea-Satom, filiale du groupe Areva pour qui travaillaient certains des trois autres ex-otages sur le site d'exploitation d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger.

VIDEO. Marc Féret évoque ses angoisses pendant sa détention


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Marc Féret ôtant la bannière en hommage aux quatre ex-otages d'Arlit qui flottait au-dessus du parvis de la mairie de velaux (Bouches-du-Rhône). (Crédit : Capture d'écran BFMTV)

La discrétion de Thierry Dol

Vendredi soir, c'est l'un des ex-co-détenus de Marc Féret ,Thierry Dol ,qui s'est exprimé, sortant pour la première fois de son silence depuis sa libération. Souriant mais réservé le jour de sa libération, le jeune homme de 32 ans s'était tu malgré les commentaires de Marine Le Pen sur les «étranges» tenues des ses compagnons ex-otages d'Arlit. C'est sur sa terre natale, la Martinique, qu'il est sorti de sa réserve, sans donner de crédit aux thèses frontistes.

Dans le hall de l'aéroport Aimé Césaire du Lamentin, des dizaines de soutiens l'attendaient. «J'apprends depuis dix jours, l'importance de la mobilisation de tout un pays, de tout mon pays, autour de ma cause et celle de mes compagnons d'infortune (...) Vous comprenez que je réservais mes premiers mots à vous, mes compatriotes, mes amis et ma famille. Je suis sensible à votre présence aujourd'hui à mes côtés et je veux tout simplement vous dire merci», avait lancé l'ex-otage, entouré de ses parents, Mari-Jo et Alex, avant de s'excuser d'avoir mis «du temps à émerger».

«Ils nous ont correctement traités»

L'homme au physique de colosse s'est avoué «éprouvé et fatigué», avant de glisser quelques mots en créole. «Depuis ma libération du 29 octobre 2013, c'est la première fois que je m'exprime. Et croyez-moi, ce n'est pas facile», a-t-il insisté avant de répondre aux journalistes.

Sur ses conditions de détention, Thierry Dol est resté discret: «J'ai été simplement coupé du monde, isolé de tout. On peut dire qu'ils nous ont correctement traités, je dis bien correctement, simplement. Cela dit, je masque ma souffrance. Je garde le sourire pour d'autres».

VIDEO. Thierry Dol sort de son silence


Ce samedi, des festivités ont été organisées en son honneur au François, sa commune d'origine. Au programme: marche symbolique et décrochage d'une banderole dressée quelques jours après son enlèvement. Une journée qui s'achèvera par des animations et concerts.

Le 4 novembre, un autre ex-otage, Daniel Larribe, avait choisi le journal de 20 heures de France 2 pour rompre le silence sur ses conditions de détention, ses peurs quotidiennes et la joie de son retour à une vie normale. Le refus des quatre ex-détenus d'Arlit de s'exprimer à Villacoublay (Yvelines) à la sortie de l'avion avait créé un début de malaise. Mais le quinquagénaire avait tenu à rétablir la vérité. Ils n'ont pas souhaité prendre la parole car «nous étions tous fatigués et la joie de retrouver nos familles passait avant».

VIDEO. Daniel Larribe invité de France 2

 

LeParisien.fr

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