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Après le départ, samedi 31 août, des experts de l'Organisation des Nations unies, la Syrie s'attend à une frappe occidentale "à tout moment", a affirmé un haut responsable des services de sécurité syriens. Paris et Washington semblent déterminés à agir contre le régime de Bachar Al-Assad, accusé d'avoir tué des centaines de personnes dans une attaque chimique, la semaine dernière. Un rapport du renseignement américain sur l'implication de l'armée dans cette attaque fait état de 1 429 morts, dont 426 enfants. L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation non gouvernementale installée à Londres, a publié un nouveau bilan provisoire faisant état de plus de cinq cents morts.
Une "fenêtre d'opportunité" pour d'éventuelles frappes s'est maintenant ouverte, selon les experts – malgré l'opposition à une intervention militaire de Londres, Moscou et Pékin –, et les présidents américain, Barack Obama, et français, François Hollande, veulent adresser un "message fort" au régime du président Assad, qu'ils tiennent pour "responsable" de l'attaque du 21 août dans la banlieue de Damas.
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L'analyse des échantillons collectés par les experts pourrait prendre jusqu'à deux semaines, a annoncé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cité par des diplomates, lors d'une réunion à huis clos avec les membres permanents du Conseil de sécurité.
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Le président russe, Vladimir Poutine, a assuré samedi que les accusations d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien étaient "une absurdité totale" et il a demandé aux Etats-Unis de fournir des preuves de leur emploi. M. Poutine propose que le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg, les 4 et 5 septembre, auquel M. Obama doit participer, soit l'occasion de discuter de la crise syrienne.
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RÉFUGIÉS AU LIBAN
Les ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe se réuniront dimanche au Caire pour parler de la Syrie. Le vice-secrétaire général de l'organisation panarabe, Ahmed Ben Helli, a précisé que cette réunion prévue mardi avait été avancée à dimanche en raison des développements du dossier syrien.
A la suite des experts de l'ONU, un flot ininterrompu de familles syriennes a traversé le poste-frontière libanais de Masnaa, fuyant la violence et les menaces de raid américaines. L'exode n'est pas massif – seuls ceux qui ont un moyen de transport et de l'argent prennent la route –, mais c'est un afflux régulier de voitures surchargées, passagers hagards et coffres ouverts débordant de sacs et de valises.
Plusieurs pays ont conseillé à leurs ressortissants d'éviter de se rendre au Liban en raison de sa proximité géographique avec la Syrie. Selon une source au sein des services de sécurité, environ quatorze mille personnes, principalement des Européens, ont quitté ce pays au cours de la seule journée de jeudi.
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