Les pays occidentaux ont vivement réagi, mardi 18 mars, à la signature par Vladimir Poutine du traité intégrant la Crimée à la Russie.
- Réunion du G7 la semaine prochaine
Les pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie,Canada) ont décidé de se réunir dès la semaine prochaine pour débattre de la situation en Ukraine et de nouvelles mesures à prendre contre la Russie.
Cette rencontre, organisée à l'initiative des Etats-Unis, se tiendra en marge du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye, a déclaré Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche. Pour dénoncer la« violation » de la souveraineté de l'Ukraine par Moscou, Mme Hayden a aussi rappelé que les dirigeants du G7 ont suspendu les préparatifs en vue du sommet du G8 (G7 plus la Russie) prévu à Sotchi (Russie) en juin.
- Vers de nouvelles sanctions américaines
Au lendemain des premières sanctions prises à l'encontre de onze personnes, Washington a promis d'en annoncer de nouvelles, mardi. Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a condamné les actions de la Russie en Crimée, les qualifiant de « confiscation de territoire ».
« L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie », a-t-il déclaré de Varsovie, avant de menacer : « Et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'Union européenne. »
L'option militaire exclue, les Occidentaux comptent sur l'impact d'un isolementinternational croissant de la Russie. Les Etats-Unis et l'Union européenne, qui comptent parmi les principaux partenaires de Moscou, se réservent la possibilité d'imposer des sanctions économiques et commerciales.
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- L'Union européenne ne reconnaîtra pas « l'annexion »
Dans une déclaration commune, les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen ont affirmé que l'Union européenne « ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie ». « La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées », ont ajouté MM. José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy.
L'UE avait décidé, lundi, de prendre des sanctions — restrictions de visas et gels d'avoirs — à l'encontre de vingt et un responsables ukrainiens. Des sanctions inédites dans l'histoire des relations UE-Russie depuis l'effondrement de l'Union soviétique, en 1991.
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Le président français, François Hollande, a, lui, également déclaré que la France ne reconnaissait « ni le référendum illégal » qui s'est tenu dans « cette région d'Ukraine », ni son rattachement à la Russie. « Le prochain Conseil européen, les 20 et 21 mars prochains, doit fournir l'occasion d'une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d'être franchie », a poursuivi le chef de l'Etat français dans un communiqué.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a elle assuré que ce rattachement était« contre le droit international », lors d'une conférence de presse avec son homologue portugais, Pedro Passos Coelho, alors que le Royaume-Uni a annoncé que Londres avait décidé de suspendre toute coopération militaire avec la Russie, y compris les licences d'exportation en cours.