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LEMONDE.FR avec AFP | 11.02.12 | 18h37
Les militants ont également dénoncé le veto chinois et russe lors du vote d'une résolution au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies le 4 février, qui visait à condamner la répression de la révolte populaire en Syrie. "S'il en va réellement d'intérêts économiques, ils devraient en fait soutenir la révolte, parce que l'avenir appartient définitivement à la nouvelle Syrie", ont-ils expliqué.
Les opposants au régime syrien étaient réunis pour parler de l'avenir de la Syrie: "Il est aussi question de savoir comment on va gérer le chaos qui pourrait éclater à la suite de la chute du régime et essayer de le contenir au mieux", a déclaré Amer Alkhatib, une des figures des exilés Syriens en Autriche.
Pour eux, la chute du régime de Bachar Al-Assad ne fait aucun doute: "La seule question est de savoir combien de morts nous devrons encore compter et combien de destructions" le régime d'Al-Assad pourra-t-il encore perpétrer, affirme Suheir al-Atassi. Pour Abdelrazak Eid, président du "Conseil national de Damas", "le fait qu'il ne se passe plus de jour sans que nous ayons à déplorer au moins 100 morts montre que le régime abat sa dernière carte". La répression du soulèvement populaire en Syrie a fait plus de 6 000 morts depuis début mars, selon un dernier bilan de l'ONU.