
Le monde musulman a fêté le 5 novembre le nouvel an de l’Hégire. Dans la ville tunisienne de Nabeul, cette fête est l’occasion pour la population de confectionner des poupées de sucre tout en couleurs. Une tradition païenne qui n’est plus au goût de certains religieux.
En Tunisie, les fêtes religieuses sont souvent célébrées par des traditions culinaires spécifiques. À Nabeul, ville située à 80 kilomètres au sud-est de Tunis, chaque nouvel an, les étals des marchés sont couvertes de figurines en sucre moulé et décorées de couleurs vives. Les chevaux et cavaliers sont offerts aux garçons et les petites filles reçoivent des poupées. Or, cette année, les célébrations ont été marquées par un discours religieux rigoriste. Certains imams prônant l’éradication de cette tradition, considérée comme contraire aux principes de l’islam.
Le 5 novembre 2013 correspond au premier jour de l’an 1435 de l’Hégire, c’est-à-dire l’exode qui marque le départ du prophète Mahomet de la Mecque vers Médine, appelée alors Yathreb, en 622, où sera fondée la première communauté musulmane.




