</figure>
L’exclusion de Jean-Marie Le Pen est une « issue » logique pour quelqu’un qui a « multiplié les fautes », a déclaré la présidente du Front national, Marine Le Pen, à l’AFP jeudi 20 août, après que le bureau exécutif du parti eut annoncé sa décision de bannir son père du parti qu’il a cofondé en 1972.
« Jean-Marie Le Pen a enclenché un processus dont il connaissait l’issue en multipliant les fautes depuis de longues semaines, qui ne pouvaient qu’entraîner une décision de ce type. »
Son père a réagi sur I-télé, se disant « piégé » et « victime d’un guet-apens ». Il a annoncé qu’il déposerait « bien évidemment » un recours contre son exclusion du parti « devant les autorités judiciaires compétentes ».
« Les sbires de Marine Le Pen mènent une chasse aux sorcières. »
Jean-Marie Le Pen a estimé qu’il avait eu l’impression de passer jeudi après-midi devant un « peloton d’exécution » et expliqué que « c’était assez éprouvant quand on avait le sentiment de n’avoir commis aucune faute ». Il a précisé qu’il serait présent à l’université de rentrée du FN à Marseille « à sa place de président d’honneur », les 5 et 6 septembre prochains.
« Ses positions n’engageront que lui »
Peu avant, l’eurodéputé Bruno Gollnisch, qui l’avait assisté lors de son audition au siège du FN, à Nanterre, s’est dit « abasourdi » par la décision, confiant que Jean-Marie Le Pen était « choqué » par « cette décision impitoyable et injustifiée ».
« Je pense que le mot de Talleyrand après l’exécution du duc d’Enghien par Napoléon se justifie : “C’est pire qu’un crime, c’est une faute.” »
Interrogé sur la radio France Info, le sénateur (FN) des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, a justifié la sanction du bureau exécutif du parti :
"Jean-Marie #LePen a toujours usé de sa liberté de parole. Ces derniers temps, il s'en servait pour attaquer le mouvement." @franceinfo