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LEMONDE.FR Avec AFP | 28.11.11 | 11h58 • Mis à jour le 28.11.11 | 12h06

Des réfugiés dans le sud-ouest de la Somalie, le 30 octobre.AFP/TONY KARUMBA
Selon une source sécuritaire en Somalie, les rebelles auraient mené des descentes coordonnées dans les bureaux de plusieurs ONG et agences de l'ONU dans les villes de Beledweyne, mais aussi d'El-Bur, Kismayo, Wajid, Merka, Baidoa, Bulo Burte. Des miliciens armés auraient ordonné aux personnels des agences de quitter les lieux et auraient saisi ordinateurs, téléphones et autres équipements de bureau. Aucune arrestation de personnel humanitaire n'était à ce stade signalé. Selon des habitants, quelques rares ONG, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF), auraient à ce stade été épargnées.
En 2009, les shebabs avaient déjà forcé la majorité des ONG et agences onusiennes à évacuer les zones sous leur contrôle, les accusant de visées politiques ou de déstabilisation du marché agricole local. Celles restées sur place demeuraient soumises à des contrôles drastiques et à des restrictions, qui, selon les humanitaires, nuisent à l'acheminement de l'aide cruciale pour plusieurs centaines de milliers de victimes de la sécheresse et de la famine.
La Somalie, en guerre civile depuis vingt ans, a été le pays le plus durement touché par la récente sécheresse dans la Corne de l'Afrique. Selon l'ONU, trois régions du Sud somalien connaissent encore une situation de famine, et près de 250 000 personnes risquent d'y mourir de faim.
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